Le Graal ! :-)

17 Juil

La coupe du monde m’a apporté ce que je souhaitais : une parenthèse dans ma vie encombrée de diverses contraintes, ponctuée par de l’inquiétude provoquant un manque d’appétit et de sommeil…  MAIS…la grenouille rebondit…TOUJOURS !

grenouilleroi

Heureusement que j’ai pu reprendre les entraînements avec 15x200m légers sur notre belle piste des Trois Tilleuls mardi passé, une heure en forêt jeudi et la course de Weerde samedi. Concernant celle-ci, je serai toujours un compétiteur dans ma tête, même si je suis hors forme ! J’aime trop titiller les adversaires du jour, que nous soyons à 16, 15, 14 à l’heure ou moins, je m’en fiche ! Pareil pour le qu’en dira-t-on : VDL veut être lui-même et n’attendra pas d’être fit pour sortir de sa caverne ! Il fait trop beau et je n’ai pas envie de glander devant le tour de France, la victoire des Bleus, la témérité des Croates ou le  « je-m’en-foutisme » de Kevin…

Pour aller là-bas, facile : j’habite Uccle Calevoet, sur la ligne Nivelles-Anvers et 40 minutes suffisent pour arriver dans ce petit village non loin de Zemst ou Malines. Sur place, j’aperçois une grande tente dans laquelle nous allons voir le match entre les Anglais et nos valeureux Diables mais j’ai la tête ailleurs, j’ai plutôt envie de marcher, de faire le tour de cet étang qui borde le parcours, prenant quelques belles photos d’une nature respirant le bonheur !

De retour au milieu de la deuxième mi-temps, je regarde passivement ce match pourtant historique pour une petite nation comme la nôtre mais j’ai plus besoin de calme qu’autre chose… Avant ce mondial, je savais ce que je voulais et je l’ai obtenu : la convivialité, un peu de zwanze avec les autres supporters, du spectacle et des émotions, une fierté et du rêve d’un monde où tout-le-monde s’aime ! Et le reste, je m’en bats les c………. 🙂

champion

Je savais aussi que je retomberais vite les pieds sur terre dès que tout cela serait terminé et c’est très bien ainsi. La récré est finie, on range ses billes ! Place au sport actif, pas en pantoufles !

Il fait chaud ce samedi après-midi et je m’hydrate anticipativement en conséquence. Je participe à ce jogging plat, avec trois tours de 3.3km avec une vue sur ces beaux étangs. Je pars à du 4’10 mais très vite, je comprends que la grande forme c’est pour plus tard et que je n’ai pas intérêt à faire le mariolle ! J’essaie d’être régulier en restant un rien den dedans. A mi-course, Paul De Buiser, mon concurrent en V60 me dépasse, je comprends que les carottes sont cuites et je lui fais un petit clin d’œil tout en fixant le sol, devant faire preuve de caractère dans les trois derniers kilomètres pour ne pas me faire rattraper par mon poursuivant !

v3

C’est vrai que je fais pas mon âge ! En course, j’ai dix ans de plus 🙂 🙂 🙂

Finalement, j’arrive en 44’30, loin des 42’00 imaginées au départ. Je n’ai pas le temps de récupérer et je mets mon sac sur mes épaules, je cours vers la gare pour prendre le train, retour à la case départ. Gaétan nous invite à un BBQ dans son jardin et j’ai bien envie de l’honorer, lui qui l’a échappé belle il y a quelques jours en montagne lors d’un stage trail, il est tombé et s’est fracturé les cervicales, craignant la paralysie ou pire…

Et ce dimanche, j’avais l’intention de courir relax une petite heure. Arrivant en vélo, je montais péniblement les ridicules petites bosses de mon trajet, les cuisses tétanisées. Il y avait bien longtemps ! Arrivé au Longchamp, club de tennis ( et de jogging ) annexé au bois de la Cambre, je déposais à peine mon sac que je changeais d’avis. Finalement, je ne ferai que du vélo et alors que je pensais rejoindre le GAL pour les suivre lors de leur sortie dominicale, je change encore une fois d’avis : ce sera maison, sieste et tour de France en somnolant, le commentateur me réveillera bien dans les derniers kilomètres lors de l’emballage final !

Le Tour comme le Mondial de foot, ce sont plus des passe-temps qu’une vraie passion. Traverser l’hexagone à quarante à l’heure et avoir de splendides vues d’hélicoptère sur les châteaux et monuments du coin , avec historique du village traversé me fait plaisir ! J’ai également beaucoup de respect pour ces coureurs qui se relèvent de suite, bras et genoux écorchés, roulant parfois avec une clavicule cassée, le maillot déchiré et l’arcade sourcilière ouverte… Quel contraste avec certaines stars du foot qui payées dix fois mieux simulent dix fois plus leur soit disant douleur ! C’est vrai qu’en cyclisme, les soins se font en pédalant, la caravane passe et il faut la suivre en permanence !

Je reviens de deux fois une semaine de vacances, l’une au pays Basque Espagnol, l’autre sur la côte d’Azur. Il m’en reste trois à prendre mais je ne sais pas quand, où et avec qui ? Ce que je sais , c’est que le 3 décembre prochain, j’entre dans le troisième âge J  et j’hésite de passer par cette porte en allant danser cette nuit-là ou me balader au bord ‘un des grands lacs Alpins Italiens avec mes enfants !

lama

A la semaine prochaine, probablement pas de course pour moi. Tant mieux, j’ai besoin des petits oiseaux , du souffle du vent et du soleil sur mon vieux corps bronzé 🙂 …

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« Waar is da feestje? – Hier is da feestje! »

13 Juil

Ouf !

C’est fini ! Plus de stress, plus de tensions entre les peuples. On va pouvoir s’occuper de nous, se battre et se débattre entre Flamands, Wallons et Bruxellois, retrouver notre sombre actualité avec morts, blessés et misérables ! Mais quoi qu’on en dise, ça m’a fait du bien ! L’union existe tant qu’il y a des jeux, le racisme primaire est mis de côté, on est tous Belges !

Côté foot, j’ai vécu un bon mondial avec une équipe Belge spectaculaire, un thriller à la hara kiri qui se termine bien mais à la dernière seconde ! Une inoubliable samba avec des Brésiliens tétanisés avec un Neymar, grand tombeur devant l’Eternel, mais pas de ces dames… Une demie finale contre nos voisins qui ont bien joué le coup, une bataille d’hommes à la limite de l’agression, les deux équipes en voulaient énormément mais c’est la France qui a émergé, jouant fort bien le contre et sans Courtois, ç’aurait été deux zéro au moins… Le reste, c’est de la discussion de comptoir, on fait, défait et refait le match, on change les postes et les entraîneurs mais rien n’y fera, nous ne serons pas champions du monde ! Pour la 3e place, les deux équipes A joueront cette fois, sans faire semblant, avec je l’espère un engagement spectaculaire. Messieurs les Anglais, tirez les premiers !

Le WE passé, j’étais à Chamonix pour me ressourcer. Bigre ! Ca fait deux mois que mes nuits sont courtes, que je me réveille vers trois heures sans pouvoir fermer l’œil par la suite ! Et ce, pour des raisons que je n’exprimerai pas sur mon blog, à moins que je n’ouvre une page rose !

La montagne, ce magnifique paradis, cette quiétude, cette beauté naturelle. Chamonix est pour cela bien situé car où que l’on aille, l’on peut grimper aux sommets de nos vies !

chamonix

Mon petit mollet va mieux, ouf ! Une vie sans courir et je me retrouve démuni, j’ai trop besoin d’espaces, étouffé dans ma « Sérénity House » . J’ai vécu trois semaines difficiles, devant m’armer de patience et de courage, devant reporter chaque fois les premiers pas de mon interminable carrière    ( rires ) ….

J’ai pu ainsi courir sur notre belle piste 15x200m et samedi, je me ferai plaisir à Weerde sur trois tours de 3.5km autour d’un lac. J’y suis allé plusieurs fois et j’ai hâte d’y retourner ! Je me débrouillerai pour trouver dans les environs un grand, moyen ou petit écran pour voir nos Diables l’emporter !

Suite lundi après ce match des perdants mais pour monter sur le podium ! Ce que j’espère aussi en « Védrilles » ! Mais aucune de ces récompenses ne m’empêchera de ( mal ) dormir !

Hier is da feestje 🙂

Profite de la vie…

3 Juil

50km à peine sur ce mois de juin suite à cette contracture au mollet qui s’est déclarée pendant mes vacances du côté de Saint Tropez. Depuis, j’ai vécu trois semaines frustrantes avec un essai non concluant sept jours après le début de ma blessure. Retour d’urgence chez le kiné et patience obligatoire!

Le WE suivant, j’ai participé au BW de Oisquercq sur la petite distance, ainsi que le lendemain à Leefdaal pour le même style d’effort à dix à l’heure. A partir de là, ça allait un tout petit peu mieux mais il a fallu encore cinq jours à compter sur mon boulier!

Vendredi, j’ai fait du vélo jusque Zandbergen, à côté de Grammont, en passant chez ma sœur Ghislaine à Nieuwenhove. J’ai roulé 35km en traversant le Pajottenland tout à mon aise… J’ai participé au 3km, toujours dans le même but: ne pas accentuer la blessure et courir à la sensation. Et là, ça allait beaucoup mieux! 4’30 au km et surtout aucune gêne! Satisfait, j’ai continué ma balade cycliste en longeant la Dendre dans de magnifiques paysages sous un très beau soleil d’été. Je suis passé par Ninove et Pamel avant de rejoindre ma soeur  Brigitte à Strijtem où j’ai dormi.

berges

Les belles berges le long de la Dendre

anes

La cité des ânes … à Pamel.

Samedi, retour chez moi pour 20km relax, toujours en vélo. Maria est venue me dire bonjour , elle aussi sur deux roues et nous avons prolongé notre balade commune jusque Wambeek où j’ai participé au 6km. Là, de bien meilleures sensations me sont revenues puisque j’ai tout couru à du 4’10 sous une chaleur estivale de 30 degrés. L’esprit de compétition qui me manquait depuis un mois m’a donné envie de mordre et de terminer sixième.

Puis, sur le trajet retour, nous avons mangé une bonne tartine au fromage blanc au Notelaar où je n’avais plus mis les pieds depuis presque cinquante ans. Cet établissement dans la campagne d’Anderlecht, du côté de Neerpede, avec un beau grand jardin, je m’y amusais quand j’étais enfant. Ouiiiiiiiin ! Que le temps passe trop vite !

repas

Heureux, je me suis aperçu que la condition était bonne et le mollet quasi guéri. Néanmoins prudent, j’ai attendu ce mardi pour réellement reprendre l’entraînement.

Entretemps, j’ai regardé comme tous les bons petits diables que nous sommes, le match du mondial de football contre le Japon. L’accouchement fut pénible et il a fallu une fameuse remontada de trente minutes pour que nos valeureux Belges l’emportent de justesse au bout d’un thriller insoutenable. Une contre attaque ultra rapide et précise ponctuée par la feinte de Gros Minou Lukaku et le pied de Nacer Chadli qui n’a pas tremblé. Nous jouerons le quart de finale contre le Brésil! Samba et mojito!

sumo

Le Japon au tapis, c’est diablement bon ! 

Ce WE, je serai à Chamonix pour un mini stage club, mais pour surtout me ressourcer car je dors mal depuis deux mois, je dois faire des réglages à mon horloge interne! J’en profiterai pour me balader, trottiner un peu dans ce paradis qu’est la montagne… Puis, si tout va bien, j’accentuerai mon entraînement et tâcherai de retrouver cette bonne forme acquise au printemps!

montagne

Besoin d’un peu de calme avant la samba de vendredi…

Que nous gagnions ou perdions contre le Brésil n’a aucune importance à mes yeux ! Ce que je retiens de ce mondial, c’est la fête, l’amitié, l’union. Hélas, je crains que ce soit vite terminé et que nous reviendrons vers nos égoïstes habitudes… Mais je profite du moment présent !

boudha

Carpe Diem…

 

 

Clap 1400 !

26 Juin

Week-end fort chargé… Tout commence par Oisquercq samedi matin à 10h30 pour la manche du BW mais en modèle réduit : Actuellement blessé au mollet, mais ayant trop de fourmis dans les jambes, j’ai participé à cette balade de 5.4km le long du canal de Charleroi avec une fin de parcours montagneuse et arrivée au sommet 🙂 à du 6’40 de moyenne. Mon petit mollet n’est pas encore guéri 😦

Le temps de voir les arrivants sur la longue distance monter le col de première catégorie et vite une douche car à midi, je pars avec Christian vers la maison communale de Boitsfort… En effet, Sophie se marie 🙂 Sa deuxième grande victoire après les 20km de Bruxelles !

Dans la salle des mariages, l’échevin ( un ami du couple ) en pleine forme et d’excellente humeur a régalé le nombreux public présent. Aaaaaah, qu’ils sont beaux les amoureux 🙂

bonheur

Les bonheurs de Sophie…

13h15, on fonce vers Gembloux pour voir le match du mondial Belgique-Tunisie. Un écran géant et beaucoup de public noir jaune rouge, bière dans une main, trompette dans l’autre ! Nos diables…jaunes pour l’occasion ont largement dominé les Aigles de Carthage ( 5-2 ) Olé, olé, olé !

Leur coach paraît-il,  a affirmé vouloir être le «  qualif à la place du qualif » 🙂  Trop tard !

17h00, nous nous déplaçons à Grand-Leez non loin de là. Dans un magnifique parc et sous le soleil pour fêter cette union sacrée. Mais là aussi, nous ne pouvions pas traîner car Christian devait retourner vers Bruxelles. Le temps de féliciter Corentin et Sophie et nous étions repartis vers la capitale !

Dimanche, le soleil a accentué sa percée et je décidais de rouler un peu en vélo. François m’a prêté un vélo…de fille ! Peu importe, je me suis très bien débrouillé avec celui-ci. Mais il était 13h08 quand je décidais de rejoindre Leefdaal alors que les courses sont prévues à 14h30. Un peu juste !

Dès lors, je ne traîne pas, je descends via le bois de la Cambre et le Ravel que je traverse à bonne allure, puis je fonce sur Wezembeek, je longe les étangs de Tervuren en faisant néanmoins attention car c’est dimanche pour toutes les familles qui veulent se balader dans ce magnifique endroit et beaucoup d’enfants inattentifs traversent instantanément devant moi. Dring ! Dring ! Je suis pressé 🙂

velo

Je passe devant Vossem, il me reste cinq kilomètres, je traverse Leefdaal et j’attache ma bécane à une grille, derrière le terrain de football , lieu de départ de ce 5 et 10km à travers champs. Je m’inscris à toutes vitesses, un peu stressé car il ne reste que dix petites minutes. Chaud, ça je le suis ! J’ajoute néanmoins 300m aller et retour en trottinant, pour voir aussi comment ce beau mollet réagit 🙂

A 14h30, il y a une course pour enfants et les grands n’ont pas l’air pressés. J’en apprends la raison : nous partirons à 15h00, l’horaire ayant changé par rapport à 2017. Malin ! J’en profite pour regarder les enfants de 4 à 12 ans se désunir, parfois courir quand-même, mais c’est trop mignon ! Voir l’avenir dans le présent, même si pour moi c’est du passé, cela reste magique !

Puis les deux épreuves du jour, qui partent en même temps. Au bout d’une rampe de lancement de 400 mètres sur macadam, nous tournons à gauche à travers champs, sur un sol sablonneux et sec, donc une énorme poussière asphyxie quelque peu ceux qui suivent les premiers. Au 3ekm, séparation des biens : les 10 à droite, les 4.8 à gauche. Si notre première moitié a été montante, nous pouvons allonger la foulée pour rejoindre l’arrivée. Je vois un jeune adolescent les larmes aux yeux, pour lequel c’était sans doutes la première course, qui veut abandonner. J’ai eu le temps de lui glisser quelques mots dans la langue de Vondel pour le rassurer en lui suggérant de marcher un peu si il a trop dur.

Finalement, j’ai trottiné à du 6’00… 40 secondes de mieux au km par rapport à hier et surtout beaucoup moins de douleurs musculaires. Et je vois ce jeune ado plus rayonnant qu’il y a dix minutes en vue de l’arche 🙂

banc

Test encourageant 🙂 

Je bois un bon café et je mange deux sandwiches avant d’enfourcher ma bécane pour un retour nettement plus calme car à l’aller, j’ai roulé mes 27km en 1h10 sur un deux roues pas très adapté. Je reviendrai par de petits villages tels que Everberg, Kortenberg, Sterrebeek ou Kraainem avant de descendre le Ravel et de m’arrêter au bois de la Cambre pour manger une bonne glace bien méritée devant le lac. 33km de bonheur !

En ouvrant mon carnet des résultats, Ô surprise, je m’aperçois que c’est ma 1400e aujourd’hui ! Plus que cent et j’atteints mon premier objectif : les 1500 courses. Le second sera d’avoir couru quatre tours du monde ( j’en suis à 152400km à ce jour ) et le troisième, plus aléatoire sera de cumuler cent victoires en « védrilles » d’ici ma pension prévue le 3 décembre 2023 , après y être arrivé en quadragénaire et quinquagénaire… Mais loin de moi de dormir là-dessus…

Ce que je souhaite dans l’immédiat, c’est de pouvoir recourir normalement. Mais je sens bien que c’est un peu juste. Il me faudra encore deux bonnes semaines de sagesse avant d’espérer me faire plaisir chaque soir à travers champs derrière chez moi 🙂

Mon rêve serait de participer au marathon de Valence la veille de mes soixante ans. Mais ce n’est pas gagné ! Je souffre d’un défaut mécanique au pied gauche et dès que je dépasse quelques kilomètres, j’ai parfois très mal, même si c’est instantanément. Peu importe, ce serait bien de souffler les bougies en pleurant à l’arrivée ( rires )

grenouille

60 fois merci à la vie   🙂 

 

Balade Capitale !

29 Mai

Les 20km de Bruxelles, grande fête annuelle de la course à pied dans notre beau Royaume ! C’est la 39e édition…J’ai commencé par la deuxième, j’étais un gamin de 22 ans 🙂 puis entre 1990 et 2012 où j’ai pu terminer 20x dans les 100 premiers. Que dire ? A cette époque, je les finissais à du 3’10 de moyenne, ce qui équivaut à une 3e place hier… Dans ces années, nous étions barrés par au moins une dizaine d’invités étrangers et au niveau Belge, nous devions nous démener dûrement pour être dans les trente premiers…du royaume ! Je n’écris ceci avec aucune nostalgie mais peut-être avec une pointe de fierté alors qu’à l’approche de mes soixante ans, je n’avance plus ( rires ) …

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Top 1000 assuré, top 3 en V60 et la grenouille en (re)-bondit de joie !

J’avais pronostiqué un possible 1’26 par temps doux, ce qui équivaut à un top…1000 au vu des résultats 2017. Mais il a fait fort chaud et donc réussir son pari en terminant avec une minute de mieux, c’est génial. Car ce ne fut pas facile…

Depuis deux semaines, j’ai mal à la plante du pied. A Céroux, j’ai pu m’en sortir sans trop de douleurs mais en fin de semaine, la douleur est revenue. J’étais tellement peu confiant que j’ai envisagé tous les scénarios allant jusqu’à une non participation. Vendredi et samedi, j’ai trottiné huit petits kilomètres avec un état d’esprit serein et à la fois questionné. Je me suis alors dit : on verra bien et on décidera au fil des kilomètres !

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Canard boiteux DOIT terminer sa course !

Mon échauffement est une grande première : 2km en marchant du domicile jusqu’au Cinquantenaire… Je suis rentré dans le box 2 au dernier moment, une fleur bleue derrière l’oreille… Il restait cinq bonnes minutes avant le départ et je me suis trouvé idéalement placé. Je voyais mes amis du Top 200 s’échauffer un peu devant et comme aucun officiel n’était présent, je me suis glissé parmi eux, pouvant prendre le départ idéal !

Dans l’enthousiasme et après avoir écouté le Boléro pour la 24e fois, je suis parti concentré mais quand-même trop rapidement jusqu’à la place Royale…Là, je me suis dit : « grenouillette, il va falloir appliquer chez toi les conseils que tu donnes aux autres, donc »  RALENTIS !  J’ai quelque peu obéi à mes propres injonctions mais le mal était fait au 5ekm avec cette désagréable envie de marcher ou pire même d’abandonner… Ce n’est pas malin !

Dans le bois de la Cambre, j’ai pris les courbes de manière à avoir la trajectoire la plus courte, tantôt à gauche, tantôt à droite et je profitais en même temps des zones d’ombre. J’avais pris la précaution de courir avec une casquette sur la tête et à chaque ravitaillement, trois bouteilles d’eau y passaient : une que je vidais directement sur mon beau petit crâne chauve, la seconde je la buvais et la troisième servait encore à m’arroser !

Au 10ekm, je passais en 42’23, j’envisageais donc 1’25-1’26. Ma plante de pied commençait à chauffer mais cela restait supportable. Je restais néanmoins à l’écoute de mes petits orteils ! A la gare de Boitsfort au 12e, une nouvelle envie d’arrêter car l’homme au marteau cognait dur. En passant devant la place Wiener, Jacques et Gilbert ( toujours les mêmes ) un Orval à la main criaient mon prénom et ça m’a dynamité ! Reste plus qu’à…

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Gare de Boitsfort, on continue !

Reste plus qu’à suivre mes prédécesseurs sur ce looooong boulevard du souverain, je n’osais plus prendre la tête d’un groupe, je prenais juste la mienne entre mes mains me demandant comment terminer ce 20km ! Mon 3e crochet du gauche , je l’ai subi au 14ekm, là aussi avec l’appréhension et le découragement. De fil en aiguille, de poteau à poteau, bref…d’une manière ou l’autre me voilà à l’angle de l’avenue de la vérité, celle de Tervuren en allant vers… Bruxelles ! Il me restait quinze minutes d’effort. Ca va d’aller, me dirait Freddy Tougaux présent dans la course avec une équipe de « Tous à bord » ! A ce sujet, je félicite tous ces coureurs qui se relayent pour donner du bonheur à ceux qui n’ont pas cette chance de courir : les personnes à mobilité réduite. Leur offrir un sourire et leur faire ressentir qu’ils ont eux aussi participé à la grande fête réchauffe les cœurs !

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L’avenue de Tervuren, à fond les ballons !

Reste donc le dernier col à franchir. De première catégorie cette fois. Malgré qu’il ne me restait plus beaucoup d’essence dans le moteur, j’ai géré parfaitement cette difficulté en évitant de rentrer dans le rouge foncé, synonyme des 1500 derniers mètres dans la douleur.

Au square Léopold, j’aperçois les arcades. Y’a plus qu’à ! Je termine en 1’25’03 , ayant bien programmé mon temps d’arrivée. La grenouille est un bon prédicateur, kwoââââ ! Et Ô Grand plaisir, je regarde les classements des 60 et plus et je m’aperçois que je suis 3e de cette catégorie…

Je reprends mes esprits et je bois de l’eau en marchant vers Mérode puis, comme personne ne me l’interdit, je marche dans le sens opposé du parcours jusque Montgomery où je vois passer ma Juju puis j’embarque Maria dans son dernier kilomètre avant de retourner me reposer et soigner ma plante de pied  devenue dure. Mission accomplie !

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Repose toi bien, petite chaussure !

Exceptionnellement, je n’ai pas rejoint le RCB au « petit Paris » , endroit où nous fêtons chaque édition de la plus grande classique de Belgique ! Je récupérais quelque peu en partageant la soirée avec des Cépalinacés, Galinacés, Enjambe assez                    ( euh ! )  … au club de tennis avenue Parmentier avec un bon BBQ à la clé ! J’avais du mal à avaler ma première et dernière boisson alcoolisée, une Sangria qui m’est tout de suite montée à la tête, emporté par la fatigue.

Il y a bien longtemps que je n’avais plus eu le plaisir de courir MES 20km avec le couteau entre les dents et une fleur bleue derrière l’oreille. Vous devriez essayer, c’est très efficace !

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Premier Védrille !

23 Mai

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Penché comme une tour de Pise, je suis néanmoins toujours debout 🙂

Challenge du Brabant Wallon, neuvième étape pour moi. Depuis le premier janvier, je suis passé dans l’ère du troisième âge puisqu’en fin d’année, j’aurai six fois dix ans ! Je profite des deux premières années pour prendre ce que je peux, monter sur la plus haute marche de temps en temps, sans pour autant m’en focaliser. Cela reste un jeu J  Avant cette manche à Céroux, je me sentais très fatigué de mes vacances. Ne riez pas, ce séjour sportif avec 200km de marche avec sac à dos de 8kg  en sept jours sur le chemin de Saint Jacques, entre San Sébastian et Santander a été pourtant très agréable. De belles collines aux couleurs variées, la mer toujours à proximité, de jolis petits villages à traverser avant d’arriver à la ville étape et de la visiter un peu. Mais les nuits ont été difficiles entre les ronflements, les allées et venues aux toilettes et les pélerins qui préparent leur sac dès cinq heures. Pas facile !

De plus, j’ai une douleur sous le pied gauche qui se réveille. C’est dû à l’épine calcanéenne que j’ai soignée il y a trois ans déjà. Après avoir mis des semelles et après une bonne reprise de trois mois, je me suis mis à taper du pied jusqu’à avoir mal sur la plante, principalement au niveau du pouce.  Et quand je dépasse 15km, la douleur devient fort difficile à supporter. C’est bien dommage car j’aurais bien voulu courir un marathon la veille de mes 60 ans à Valencia…

Donc, sur le chemin de Saint Jacques, je me suis fait mal à la coquille…du pied ! A chaque fin d’étape, la dernière heure était de trop ! La plus longue était même un marathon qui arrivait à Markina, ville qui porte mon prénom au pays Basque ( je rigole ! )

La semaine de reprise a été bien pénible et c’est vraiment par hasard que je me suis retrouvé sur cette petite place verte de Céroux Mousty. En principe, je passais le week end à Vielsam mais un empêchement a changé la donne ! C’est donc en esprit « off » que je me suis échauffé un minimum : 500m aller retour, histoire de me rappeler comment est le début de course. Il ne fait pas trop chaud et le terrain sera sec. Nous traverserons un bois de gauche à droite et de haut en bas pour un circuit de 13.5km certes vallonné mais j’ai connu pire ! Comme d’habitude depuis que je cours en « Védrille », j’essaie de partir un rien plus vite pendant deux kilomètres et de rester dans le groupe qui me précède. Comme je n’étais pas sûr de tenir le coup, j’ai refusé de dépasser qui que ce soit dans ma course, sauf si vraiment c’est un gars qui n’en peut plus. A part les deux ou trois longues côtes du parcours où j’ai dû mouliner, j’ai pu garder le bon tempo jusqu’au bout, sans voir un de mes adversaires… Finalement, je gagne pour la neuvième fois sur neuf participations. Il reste sept manches et pour me battre, Vincent, François, Paul et les autres doivent gagner en terminant dans les vingt premiers. Pour ainsi dire, les carottes sont cuites !

Mais je ne m’arrêterai pas là. Se contenter d’un challenge par an, trop peu pour moââââ ! 🙂

J’ai un beau et grand tableau dans lequel tout est repris. Je suis presqu’à 1400 courses.

Au rythme de 33 par an, j’arriverai à 1500 courses en mai 2021.

J’ai plus de cent victoires en V1 et autant en V2. Dans ma nouvelle catégorie, j’en suis à 12.

Si je suis le rythme comme en V2, je devrais attendre quatre ans pour faire pareil en V3.  Soit cent victoires en V3 pour décembre 2021.

Avec 625 podiums actuels, et au même rythme que dans ma catégorie V2,                              j’en serais à 750 podiums en août 2022.

J’en suis à 152.000 km, il ne m’en reste « plus que » 8000 pour arriver à 160.000                  Avec une moyenne de 70 par semaine, j’arriverais à mes quatre tours du monde en août 2020.

C’est bien, c’est bien, c’est bien 🙂  On se calme, on se calme, on se calme !

Je n’ai jamais considéré ces chiffres, pourtant motivants comme un aboutissement possible. Ni comme une bonne manière de me monter le col ! Je ris avec ces chiffres car si ma popularité me fait plaisir, je ne suis sommes toutes qu’un coureur à 2h25 au marathon, 31 minutes au 10000 ou 6h30, soit 15.5km/h pendant 100km ! Et puis, et puis, et puis…en temps qu’humain, qu’ais-je prouvé ?

La course à pied m’a toujours permis de remonter les coups durs de la vie. Elle m’a permis également de ne me faire que des amis et de vivre d’agréables moments avec ceux-ci autour d’une bonne table.

Il y a certes ce tableau excell qui m’a permis d’extrapoler ce que je pourrais faire d’ici ma pension mais croyez-moi, je m’en fiche. Pour l’instant, c’est un passe temps, cette recherche du plus et encore  plus…  Si je devais m’arrêter, que ce soit sur blessure ou manque d’envie, ce ne sera pas un souci.

En attendant dimanche, ce sera les 20km de Bruxelles, la fête du jogging. C’est curieux ce besoin du peuple de souffrir et de payer pour 🙂  mais bon, je ne vais pas leur jeter la pierre…

Ceroux2

Une demie seconde lumière…

23 Août

ampoule

Voilà, j’y suis arrivé. Après 29 ans de bons et loyaux services, après avoir noté chaque jour inlassablement le nombre de kilomètres parcourus. Après avoir additionné chaque année le total d’une saison. J’ai traversé le mur de la…demie seconde à la vitesse de la lumière! Ces 150.000 km ne représentent que de bons souvenirs. Pendant au moins quinze ans, j’ai couru de Watermael à Forest chaque matin, soit de mon domicile à mon boulot. Et le soir, je rentrais par les parcs, les champs et la forêt à travers Drogenbos et Linkebeek. J’ajoutais une troisième sortie les mardis et jeudis avec mes entraînements Gal et Cépal. De cette manière, je cumulais 6000km dans les meilleures années. Je participais à trois ou quatre marathons et deux « cent bornes » par saison.

J’ai commencé à courir à un moment où le sport commençait à me brancher vers mes 14 ans. Je courais péniblement dans les rues d’Anderlecht trois fois par semaine et je trouvais ça long… A 17 ans, je me suis inscrit dans le club d’athlétisme de la commune et pendant trois ans, je sortais 5 fois sur 7 jours pour un cumul de 80-90km. Puis, j’ai entretenu ma condition jusqu’à mes 28 ans en roulant en vélo mes courts déplacements d’un côté à l’autre de la ville, je jouais au football dans les parcs et je courais très peu.  Et c’est pour me remuer, alors que je vivais une douloureuse séparation que du jour au lendemain, à quelques semaines de mes 29 ans que j’ai décidé de vraiment accrocher à ce qui allait devenir « la principale des choses secondaires »… Pendant trois ans, j’ai commis l’erreur du débutant, voulant aller plus vite que ce que dame nature m’avait donné et je me suis « offert » deux belles périostites ( ou fractures de fatigue )… Mais le virus m’est bien rentré dans la peau…
canard

 

Entrer dans l’arène, comme on le faisait jadis était un bonheur pour moi, une récompense de ma patience et de mon abnégation. Je voulais ressembler aux champions que je voyais à la télévision, même si je m’apercevrai qu’entre être un bon régional et une élite nationale, il y a de la marge. J’ai tâté un peu de piste, améliorant mes records du 1500 au 10000 mètres, j’ai découvert les cross et ses parcours nature, son ambiance particulière et les bains de boue… Puis au fil du temps, j’ai monté de distance, couru les 20km de Bruxelles qui allait devenir la course que je ne voulais pas rater car j’y trouvais une motivation comme nulle part ailleurs. Faire un résultat dans ma capitale m’a toujours donné des ailes plutôt que de me coincer et c’est ainsi que je peux être fier d’avoir terminé 20x d’affilée dans les 100 premiers la classique Bruxelloise, avec cinq top 25.
grenouille

J’ai cumulé les marathons, à une moyenne de trois par an mais je stagnais à 2h25 et à 36 ans, j’ai rencontré Jean-Paul Praet, star des 100km et il m’a conseillé de faire le pas. Entre 1996 et 2003 surtout, j’ai cumulé les championnats: de Belgique, d’Europe et les Mondiaux, voyageant à Moscou, Tokyo et Taipeh, ou aux quatre coins de l’Europe, j’ai eu le record du monde du six heures et je suis revenu du Texas avec une médaille d’argent aux mondiaux d’ultra-trail . J’ai encore participé à quelques grands championnats jusqu’en 2012, date de mon dernier 100km. Mon record sur la distance me laisse pantois: 6h28 et 15,5km/h de moyenne avec passage au 1er marathon en 2h40 et au second en 2h50…  Quand on approche les 60 ans ( que j’aurai fin de l’année prochaine ) , on en rigole. Si je devais courir un marathon aujourd’hui sous les trois heures, je serais content!
Agecanonix

 

Après mes 40 ans, j’ai dû aussi m’adapter et soit pratiquer un autre sport, soit accepter le lent déclin en prenant conscience qu’avant tout, j’aime ce que je fais. Et c’est comme ça que je ne vois aucune raison de m’arrêter: la course à pied est une vraie liberté, un équilibre, une force dans laquelle je puise afin d’améliorer mon quotidien, afin de me remettre en question dans les moments de grands doutes.

Mes carnets de route m’indiquent 1350 courses, toutes disciplines confondues et bien-sûr que je ne les ais pas toutes faites à fond. Mais j’estime à près de milles efforts maximaux le nombre de mes participations sans retenue. L’état d’esprit est bien une force chez moi. Coureur en bonne santé, je n’acceptais pas d’être battu déjà, mais certainement pas sans me battre moi-même et c’est comme ça que j’ai pu prendre autant de  plaisir. Avec des catégories tous les dix ans pour les courses sur route, j’ai pu, surtout les trois premières années à chaque fois, ressentir un coup de jeunesse en accumulant les podiums. Mais croyez-moi, si ils me font plaisir, ces trophées ne sont pas ma motivation principale. D’ailleurs, je n’en ai gardé que quelques-uns dans mon armoire poussiéreuse. Non, mon bonheur c’est d’aller voir les copains et de partager l’après-midi avec eux, de se tirer la bourre comme on dit, mais une fois la ligne d’arrivée franchie, c’est basta et on boit une bonne bière…

 

diabolo

 

Une demie seconde lumière ou la moitié du chemin pour aller décrocher la lune, je me suis toujours relevé des défis, refusant de vieillir et tâchant de préserver ma santé.

Mon prochain objectif de quatre fois le tour de la terre reste dans un coin de ma tête mais si je n’y arrivais pas, ce ne serait vraiment pas grave… Actuellement, je cumule 300km par mois. A ce rythme, je pourrais bien atteindre les 160.000 bornes et 1600 courses pour mes 62 ans. C’est symboliquement parfait!

 

 

globe

J’ai eu vraiment beaucoup de mal à courir plus de trois fois par semaine jusqu’en avril, mais depuis deux mois , ça va mieux. Récemment à Lokeren, au championnat de Belgique de 10km sur route, je suis juste passé sous les 40’00, objectif minimum pour mes vieux os. Ne voulant pas me contenter du quinze à l’heure, j’ai continué mes entraînements d’intervalles, bien aidé par mes ouailles. J’ai la chance, le bonheur d’entraîner une trentaine de membres au GAL, dans une ambiance bon enfant qui fait progresser tout-le-monde…et moi-même. A Nil-Saint-Vincent samedi passé, je suis passé au 10e en 39’20… Carrément méchant et jamais content, comme dirait Souchon, je veux descendre sous les 39’00 avant l’automne. Je m’estime à mon maximum vers 38’00-38’30 de niveau et je compte bien essayer d’y arriver d’ici là…

 

Entraîner au RCB me permet de transmettre ma passion positive, sans stress, sans que la course ne soit un examen mais une liberté.

J’ai encore 3 BW avant une mini trêve et une préparation aux cross que j’aime par dessus tout!

Si Dieu me prête vie et me préserve la santé, je continuerai à partager mon bonheur qui, cela va de soi se trouve dans les prés.

Et j’y cours vite…à la vitesse de la lumière, en une demie seconde!

lapin