Trois courses, sinon rien …

20 Déc

Et voilà, c’est repartiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

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Mi-octobre, l’horloger a fait quelques réglages à ma belle mécanique ☺  Je souffrais d’arythmies depuis 2009 et chaque année, j’avais une ou deux crises de plus jusqu’à ces douze derniers mois où mes pulsations oscillaient entre 80 et 140 tous les cinq à dix jours. Sans danger toutefois mais terriblement gênant pour un sportif comme moi. En gros ( mais vraiment en très gros car je ne peux m’expliquer qu’avec ces mots )  Un grand sportif de fond développe son cœur en vivant sa passion tous les jours, parfois plus… Jusque là, c’est une bonne démarche. Malheureusement, une petite partie de ces personnes peuvent, surtout vers cinquante ans avoir l’une ou l’autre arythmie cardiaque. Et un faible pourcentage…de ce faible pourcentage peuvent en avoir un AVC. Bingo, j’ai gagné ! Heureusement, un petit ange m’a permis de m’en sortir sans trop de dégâts… Et depuis cet accident vasculaire cérébral, sous anticoagulants,  je suis protégé de tout autre accident. Ou presque.. Juste un faible pourcentage, vous connaissez la chanson… ☺   Je vivais donc avec des crises pouvant durer de 12 heures à trois jours . Puisque je vais vivre encore 150 ans ☺ , il devenait urgent de  subir une petite intervention. Sous anesthésie générale, on entre par l’artère fémorale , l’horloger fait voyager ses outils microscopiques dans les veines jusqu’au cœur, puis il tape au marteau sur le  burin, donne quelques coups de tournevis, crée un rempart sur l’oreillette vibrante et abracadabra, tout va bien… ☺

Après une semaine de récupération, j’ai pu marcher puis courir à 8 à l’heure dès le 14e jour… Deux mois après, j’en suis à 14-15km/h et quelques courses. J’ai recommencé par un cross à Vilvoorde fin novembre, puis les foulées Axa et la corrida de Gembloux en décembre.

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La grenouille et la girafe   à Vilvoorde

Jeudi passé, j’avais trop envie de me défouler encore, trop heureux de cette liberté retrouvée. Il a fallu prendre trois trains pour rallier Uccle à Wavre en passant par le centre de Bruxelles et de Leuven. Dans cette gare, j’ai eu du mal car l’omnibus allant chez les Macas se trouvait à la voie D et je ne voyais que celles de 1 à 13, demandais dans mon beau Flamand ( euuuh ) à plusieurs personnes  « waar zijn de sporen A,B,C,D achabliiif ? » jusqu’à rater ma correspondance et devoir attendre trente longues minutes en jouant quelques sudoku’s… Enfin, ce n’était pas grave puisque finalement, j’arrive place communale à 18h55, je m’inscris vite et je m’échauffe sur ce parcours très sinueux de 2x3km. Quelques rues sont mal éclairées et dangereuses, je le comprendrai mieux dans trente minutes lorsque ces 800 taureaux galoperont dans cette corrida. Il fait doux pour la saison et je cours en singlet. A peine le départ donné devant un rond-point où je manque de me casser la figure après quelques mètres, nous tournons à droite, en évitant de trébucher sur les plots de protection, d’emmener avec soi les quelques clients du bistrot prenant l’air sur ce parcours, et d’esquiver tel un toréador les pots de plantes décoratives au dernier moment. Il faut beaucoup de concentration, surtout au premier tour où nous sommes à la queue leu leu… Dans une de ces petites ruelles, un poteau de signalisation, installé juste pour me faire mal et au beau milieu ,  je l’évite tel un boxeur… Ouf ! Je tourne à gauche, c’est la veille des grandes poubelles et je shoote sur un sac blanc. C’était moi ou lui…Grrrrr !

Le premier tour se passe mal, un signaleur distrait ( ou un policier, paraît-il ) ne se manifeste pas devant le premier qui comme la chenille choisit son chemin. Les autres n’ont qu’à suivre… Pose tes pieds en canard, la chenille va en avoir marre ☺

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Par miracle, je ne peux l’expliquer autrement tellement ça va vite, nous tournons à gauche et vlan ! nous voilà devant l’arche de Trakalala, notre concurrent magasin ☺ Second tour, je trouve mieux mes marques, évite le buveur de bière et la plante qui suit ☺ , traverse le marché de Noël et complète le 2e tour sans ( trop ) d’encombres. Il fallait juste siffler et crier sur les promeneurs finissant leur première boucle, l’un à côté de l’autre, alors que je sprinte vers l’arrivée en cherchant un passage entre deux des maillons de cette chaîne humaine… Finalement, je l’apprendrai chez moi, je suis 2e V2 à 20sec du 1er

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La corrida de Waaaaf, c’était un peu ça ! 

La grenouille se délie les jambes. Selon mon estimation, je dois avoir fait du 4’00, voire un peu moins. J’ai repris mon sac à la consigne, me suis changé le haut du corps et je suis allé me récompenser à la friture de la gare avec un bon paquet de pommes de terres en morceaux, loin de cette musique de dingue dont je n’ai pas besoin et qui me cassait les oreilles devant l’hôtel communal.

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Aaaah, qu’est-ce-qu’on se sent bien quand on court….

Samedi, j’ai remis cela à Gerpinnes, accompagnant mes amis Guy Baikrich et Georges Kin pour un 10,18km précisément. Un tracé cette fois en une boucle, avec les 5 premiers km en montée, légère certes mais ça faisait aussi…monter les puls… Par contre du 7e à l’arrivée, hormis une petite et raide bosse à 500m de l’arche Boding peluche ( autre concurrent ) ☺ nous descendions de bon cœur, le mien retrouvant de bonnes et enivrantes sensations, même si j’ai couru comme un vieux crapaud, deux minutes à peine devant cette vache laitière qui balance sa cloche une fois arrivée, secouant les retardataires ( Vous l’aurez reconnu(e) ) !

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La remise des prix fut bien trop longue, entre 17 et 21 heures, le speaker appelant les 20 premiers et dix premières en 45 minutes au moins… Puis, entre deux bières, invitait les six premier(e) s de chaque catégorie, intercalant ses bavardages dans ce looooooong processus… Pareil pour les différents lots intéressants, certes mais quelle  perte de temps pour y arriver… Ca fait fonctionner la buvette, ok…mais dans mes critères de ( non ) sélection de courses, je fais attention au prix de l’inscription tant qu’à la qualité des installations, l’ambiance et l’efficacité des G.O… J’en tiendrai compte pour l’année prochaine…

Dimanche, petit décrassage au Longchamp. Je le dis et le répète, ce n’est pas un champ de course de chevaux mais de joggeurs ☺. Avec les amis de longue date que sont Marc, Raymond ,Charlie, Pascal, Roger et Delphine, nous entamons notre balade forestière sur un mode piano, empruntant nos beaux sentiers dont je ne me lasse pas. Bocq, Source Laineuse et autres petits chemins pour une dizaine de bornes avant une douche décontractante…

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Bienvenue au Longchamp…

Et l’après-midi, Roger et JP allaient à la crosscup de Bruxelles, dans le parc de Laeken au Heysel. Je me dis, pourquoi pas ? J’ai pu voir diverses courses tout en m’échauffant et apprécier une fois encore cette discipline qu’et le cross country. Je le répète encore, si on m’en proposait toute l’année, je ne ferais que ça ! Sous les boules de l’atomium, pas de boue cette fois-ci. C’est vrai qu’il ne pleut pas beaucoup ces derniers temps…

En vétérans, je participe à ces six tours d’un kilomètre, craignant l’accumulation de fatigue. Jeudi, j’ai bien donné, hier je me suis un peu retenu mais les 3 derniers km m’ont fait comprendre que c’était un peu tôt ( ou tard ) pour jouer à la star infatigable. J’ai donc couru crescendo, plutôt derrière un groupe et par à coups, j’allais chercher celui qui était devant. Dans mes calculs les plus fous ( et les plus idiots ), je me disais que peut-être je finirais mon 5e tour quand le premier arriverait à son 6e et ainsi ne pas être doublé. C’était compter sans les juniors, me dépassant au…3e de mes tours et me faisant lever le peu de cheveux qu’il me reste sur la tête…et dès lors, je dus faire attention et regarder derrière moi pour tout-de-même ne pas trop faire le coureur du dimanche et respecter ceux qui me dépassent. A chaque tour aussi, deux brosses retournées ( je les appelle ainsi ), comme obstacles et j’avais beaucoup de peine à les passer, de peur surtout de ridiculement me casser la figure devant le public présent sur cette aire d’arrivée. Une bonne ambiance par un temps trop doux pour la saison, et 3 courses en 4 jours, dont une bien poussée, ce qui m’a permis de bien m’amuser sans ( trop ) m’épuiser…

Côté cœur, donc tout va bien, mon mécanicien m’ayant confirmé la réussite de l’intervention, et que je suis bon pour 150 ans ! Le lendemain de Noël, j’irai à Leuven que j’apprécie beaucoup,  pour une Xème corrida et un repas entre les deux fêtes avec tous les Galopins présents dans cette belle ville estudiantine. Côté pied, toujours une gêne suite à l’épine calcanéenne datant de 18 mois ( déjà ) et j’ai du mal à vraiment me « lâcher », ma jambe gauche anticipant le mouvement naturel, alors que la droite court souplement. C’est évidemment du côté gauche que j’ai cette épine…

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Epuisante épine…

Je termine parfois mes articles par une note d’optimisme, mais aujourd’hui, je déplore la guerre omniprésente dans les médias, les horreurs que l’on y voit, le journaliste faisant plus que son travail pour mieux vendre son produit, ça me dégoûte. Que l’on informe et que l’on montre, ça me paraît indispensable. Au-delà de ça, si c’est pour faire de l’audience, je le regrette amèrement. Je suis tout aussi démuni que les sans- abris, tout aussi impuissant face à la misère, la maladie ou encore la manière dont un pensionné doit se débrouiller pour vivre…bref, il y a un petit  fond de révolte et beaucoup de peine…C’est pourquoi je cours en partie, pour évacuer cette pression que nous subissons tous…

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Courons, les amis, faisons-nous plaisir et tendons la main à ceux qui ont moins de chance que nous ☺

 

 

 

 

 

 

 

 

Train-train quotidien…

3 Oct

Uccle Calevoet, le Beverly Hills de la capitale… Les jeunes hommes bien habillés, vestes de cuir, les demoiselles, robes élégantes et sandales à la mode  s’installent dans le train près de la fenêtre…Je fais pareil dans une autre rangée et une de ces étudiantes se met à côté de moi, écouteurs sur les oreilles, sa musique au rythme agaçant et répétitif me tape sur les nerfs. Ce n’est pas grave, je m’arrête dans cinq minutes à Forest, lieu de mon travail.

Au moment de descendre, je signale à cette jeune fille toute excitée par son tempo musical que je dois aller travailler, du moins par un geste discret d’abord, un regard direct ensuite. Mais la nouvelle star, concentrée sur son sujet ne me voyait pas , et certainement ne m’entendait pas… Je dus alors légèrement appuyer sur son épaule mais rien n’y fit ( ou Hi-Fi, c’est comme vous voulez ), elle ne réagit pas. Je reste coincé contre la fenêtre ( sic )… Puis, quand le train se trouve devant le quai, je lui dis de manière un peu plus décidée: « PARDON »… et comme seule réponse, j’eus son étonnement, voire son indignation, me balançant du regard, la main ouverte vers moi, la pivotant en me répondant un « QUOI? » conséquent. Quoi, kwoâââ?

 Aujourd’hui, hélas, chacun est dans son monde et celui-ci part en vrille lorsque se succèdent les attitudes aussi déplacées qu’étonnantes de ces jeunes et moins jeunes… Prenons les gsm par exemple, pardon les smart, comme on dit maintenant. Je ne vois personne se balader sans celui-ci entre les mains, les zombies envoyant et/ou recevant des messages que j’imagine banals, du genre: « t’es réveillé (e ) ? » … Et quelques secondes plus tard, un coup de sifflet sur son appareil, rappelant la venue d’un nouveau message d’où la réponse: « toi aussi? »…etc, etc… Et progressivement, ma journée commence  comme toutes les autres sur un mode mineur , jusqu’à ce que je m’énerve, m’angoisse, déprime en fin de compte…agressé en permanence par des bruits accumulés, l’annonce au micro du train, avec un son bien trop puissant soulignant un retard de quatre minutes, ou insistant sur le fait que les passagers ne peuvent pas descendre des deux dernières voitures…c’est de bonne augure mais foutez-moi la paix quand-même!

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Le monde déraille…

A peine sorti dans la rue Van Pé, une ambulance, précédée d’une voiture de police, sirènes hurlantes, là aussi c’est de bonne guerre… De mauvaise humeur peut-être , ces intrusions dans mon monde que j’imagine un peu plus doux, un peu plus silencieux, un peu comme à la montagne lorsque j’entends à peine le battement des ailes d’un oiseau, deviennent insupportables,  allant du coup de klaxon du tram arrivant à la place Saint-Denis à la sonnette sur laquelle vient d’appuyer cette vieille dame pour descendre, et que personne n’a pensé à lui suggérer une place assise.

Devant la rue, des poubelles sorties la veille, sentant l’urine car les chats du quartier y ont marqué leur territoire, les camions accélérant dans la montée mettant plus de gaz qu’il ne faut et moi, subissant de plus en plus. Car hélas, tous les jours c’est comme ça… Bruxelles, ma ville tranquille où es-tu?

Je rentre au bureau, les collègues racontant les exploits de leur équipe de football favorite, d’autres entrant dans la danse, parlant de la dernière nana à séduire ou de celle qui ne pourra jamais l’être, du rhume subitement chopé ou des dernières âneries à raconter. Le cumul, le cumul… Puis, la journée elle-même, avec un autre fonctionnaire agacé car les données qu’il tente vainement de rentrer dans le PC n’aboutissent pas, jurant contre le Tout Puissant, en Français, en Flamand, soupirant toutes les dix minutes jusqu’à ce que j’aille prendre l’air…

Avez-vous déjà vu ce film avec Michaël Douglas, chute libre?  chute libre michael douglas – YouTube  Progressivement, ce Monsieur-tout-le-monde pète un câble, se mettant malgré lui dans un engrenage dont il ne pourra se défaire, la spirale l’emmenant au fond….car allant de contrariété en contre temps, sa patience limitée le provoquera jusqu’à l’impardonnable faute…et dire que ce brave Monsieur ne voulait qu’une chose: qu’on lui foute la paix! A voir, même quelques extraits …

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M’enfin…

Je vous rassure tout-de-suite: j’ai pris un bon bol d’air dès mercredi  pour m’occuper du balisage de la cinquième édition de l’écotrail. J’ai d’abord salué toute l’équipe de Zatopek Magazine, dont les locaux sont situés rue Vanderkindere à Uccle, je suis rentré avec mes trois rouleaux de rubalise que j’ai découpés en bandes . Avec Olivier et chacun en vélo, notre tâche sera ces quatre jours qui suivent d’attacher aux branches d’arbres ou aux poteaux électriques des bandes floquées au nom de la course, de vérifier qu’elles ne disparaissent pas et de renforcer notre travail le cas échéant. Nous connaissons bien ces sentiers traversés dans la forêt de Soignes, partant du bois de la Cambre et passant devant le lion de Waterloo. Nous couvrons une quarantaine de kilomètres chaque jour. La météo, excellente cette année nous a permis de travailler léger, lunettes solaires sur le nez. Que ce fut agréable! 

 Mais hélas, comme à chaque édition, nous constatons beaucoup d’arrachages des bandes, disparition ou déplacement de matériel , parfois déposé à quelques mètres du parcours, les courageux auteurs n’ayant laissé aucun mot d’explication .  Ce vandalisme lâche et gratuit dépasse ma logique. Quand quelqu’un m’ennuie, je lui en parle mais je n’agis pas derrière son dos. Et d’ailleurs, je ne suis pas sûr que nous ayons embêté qui que ce soit. Il fallait casser, manifester, détruire, sans se poser de questions. Bravo, les promeneurs délinquants…

Avec cela, beaucoup de coureurs se sont perdus dans la nature. Quand devrons-nous mettre de la rubalise électrifiée?

Peut-être que les trails des temps modernes obligeront les participants à posséder une montre programmée à l’avenir. A moins que ces robins des bois des temps modernes  ne les arrêtent pour la leur réclamer…. Même l’arche de départ est tombée à l’eau, geste encore plus gratuit que les autres…

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L’arche de départ vissée au sol ( on ne sait jamais… )

Et samedi midi, après un dernier contrôle, j’ai pu assister aux départs des trois courses: le 42 et 80 individuels et trois quarts d’heure plus tard, le run bike bike. Comme nous le craignions, les participants se sont perdus à divers endroits et tant bien que mal, nous les aidions à retrouver le bon chemin. Mais Dieu que c’est fatigant tout cela…

J’ai débalisé…en marchant, le pneu avant de mon vélo s’étant dégonflé sur les lieux du départ et j’ai achevé mon travail en fin de journée du côté de Waterloo centre où je suis monté dans le bus qui m’a déposé à la Bascule. Olivier , qui possédait un porte vélos a attaché le mien et m’a déposé au Dieweg. Edition contrariante cette année, malgré Madame Soleil…

Le dimanche, j’ai continué à déflècher un peu partout entre 8h30 et 18 heures, ce qui fait qu’il ne reste plus que les 8 derniers km à enlever. Mais hélas, ces longues balades pédestres ont réveillé ce cette douleur sous mon pied, que je traîne depuis quelques mois. Depuis, je ne cours pas, découragé et agacé par cette douleur devenue progressivement insupportable.

 Près de cinquante membres du club ont fait le déplacement à Cologne pour participer aux diverses courses proposées. Nous avons logé à l’hôtel Ibis situé à moins d’un kilomètre du lieu de départ et partagé le repas pré-marathon dans une ambiance fort Galopine, la bonne humeur remontant le moral des plus anxieux. Nous ne sommes pas loin de cinquante membres. Une vingtaine pour le marathon, pareil pour la moitié de la distance Olympique et deux équipes relais.

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Ambiance hyper décontractée avant la course 

Le lendemain, la Rudolf Platz me permettait de voir les participants à la fois au km 10, 20 et 40. J’ai trottiné dans le sens inverse de la course de cette place au km 34 et de cette manière, j’ai pu encourager les nôtres dans les moments les plus difficiles. Avec Julie, qui a relayé pour le RCB One, nous rejoignions le centre-ville et l’arrivée installée à deux pas de la cathédrale. Les conversations et émotions post marathons sont toujours aussi intéressantes et diversifiées, j’ai savouré.

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 Toutes sortes…d’émotions…

Ce week-end club m’a revigoré et conseiller les jeunes et ou les moins expérimentés restera un plaisir, un bonheur, une cure de jouvence… J’ai l’âge de mes artères mais mon cœur bat pour vous, et vous me le rendez bien, Galopines et Galopins… 

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Pour les prochaines aventures, c’est par-là !

Vacances, j’oublie tout…

21 Sep

Jeudi 1 septembre, me voilà enfin en vacances… Après un début de semaine difficile au travail, je suis enfin libre…pour quelques jours ! Avec Françoise et Juju, nous nous sommes dirigés vers Bruxelles-Sud, alias « Karelkoning » ou Charleroi pour  les puristes. La durée du vol me pousse à jouer ( et réussir ) des Sudoku’s pendant 2h30. L’avion a atterri à 22 heures locales, il fait chaud ( 30c ). Nous traversons la ville en bus de ligne, bondé de touristes pour la circonstance. Nous avons heureusement pu trouver des places assises parmi tous ces sacs à dos. Notre appart-hôtel se situe à 800m à peine de la mer. Nous faisons connaissance avec deux amis Français de Pascal, Etienne et Maurice, originaires de Vesoul, près de Besançon. A sept ( nos 3 amis+ Françoise, Christiane, Juju et moi ) , nous mangeons un bon petit plat grec pour trois fois rien. Le prix d’un repas ou d’un logement est à moins de 50% du montant demandé chez nous…

Vendredi 2 septembre, nous nous baladons le long du port avant de prendre un taxi 8 places qui roulera jusque Priona, au pied de notre première balade. Nous mangeons dans une auberge à 1000m d’altitude. Notre marche durera 3 heures sur une montée régulière avec de petites marches de bois fixées en travers de notre chemin, que nous devons grimper avec nos sacs de 10 kilos…Arrivés au refuge à 2000m, celui-ci n’a pas d’eau chaude pour une éventuelle douche. Ca tombe bien, on y passe deux nuits… L’accueil est très moyen, le gîte est gardé par des jeunes qui n’en ont pas grand-chose à faire…Dommage… Une meute de chiens nous salue dès notre arrivée…Non, non, je n’ai pas de biscuit ou de nonos…

Nous logeons dans le même dortoir et dormons relativement tôt, 21h30 locales au plus tard ( 20h30 Belges ) , pareil pour le lever à 6h30 Grecques…

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Superbe lever du soleil

Samedi 3 septembre, grimpette jusqu’au mont Olympe, sommet du pays à 2900 mètres, malheureusement caché par les nuages et également difficile d’accès. Il a fallu faire preuve de nos talents d’alpinistes sur ces rochers pointus, et rester très attentifs. Heureusement que j’avais deux sweat de rechange car la température est basse sur les hauteurs. La descente a été plus légère, par un autre flanc.

Dimanche 4 septembre, nous quittons enfin ce refuge peu accueillant et sans avoir pris de douche, ce sera pour dans quelques heures à l’étape suivante. A 6h30, le soleil se lève sur la mer que nous voyons plus bas. C’est magnifique ! Pascal a travaillé quelques mois pour nous préparer ce voyage et nous lui en sommes reconnaissants. De 2000m , nous passons à 2800m et longeons une crête d’où nous apercevons comme hier le sommet du pays. Mais là encore, les nuages cachent Olympe, à moins qu’elle n’ait pas voulu se montrer… Les Dieux  sont capricieux …

Un chien prénommé Roxy nous suit toute l’étape, c’est-à-dire 20km. Nous avons essayé de le chasser mais cette brave bête voulait de la compagnie.

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Le village où nous arrivons en fin de journée s’appelle Kokinopolis ( à ne pas confondre avec le cinéma ou le commissariat du coin ). Il n’y a pas grand-chose à voir, notre hôtel ou encore un petit restaurant sur la place centrale « où je n’ai pas trouvé mieux que ce lopin de terre et un vieil arbre planté au milieu » ( Bonjour à Francis ☺ ) Au repas du soir dans ce petit hôtel, nous sommes les seuls sur la terrasse à admirer dame nature qui joue la fausse timide en se cachant derrière les montagnes à la tombée du jour….

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Coucher de soleil, tout aussi superbe

Lundi 5 septembre, le même taxi, et le même chauffeur nous emmènent plus au nord, à la frontière Albanaise, dans le parc naturel de Pindos. Très bel endroit avec de nombreux sommets à 2000m. Nous arrivons au bout de trois heures à Vitsa. Nous descendons devant un hôtel tellement beau que je ne crois pas qu’il nous est destiné. Mais c’est le bon ! Sur la place centrale, 3 super platanes dont un âgé de 200 ans, soutenu par des béquilles, ce vieux et respectable Monsieur… Nous mangeons presque tous les jours le même repas et ça ne me lasse pas : salade Grecque, viandes de porc et d’agneau , fromage de brebis, melon ou pastèque. Je fais la connaissance de Maria, qui travaille là et j’en tombe presque amoureux, le charme des lieux m’aidant à me laisser aller…

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Le lopin de terre et le vieil arbre planté au milieu…

Avec Pascal, j’entame une promenade digestive de 2h30 en allant vers les gorges via une solide descente pavée qu’empruntaient les marchands il y a bien longtemps…Je me change en coureur  dès le retour et je pousse quelques accélérations sur route dans la montée qui va vers le village suivant… Puis, notre délicieux repas proposé par la ravissante Maria…

Mardi 6 septembre, il a violemment plu la nuit, l’orage m’a réveillé à trois heures. Je me suis précipité vers le jardin pour sauver nos linges qui séchaient mais la cour était fermée à clé et j’ai dû attendre le lendemain pour aller chercher mes slips, rincés au moins une dizaine de fois ( ils étaient propres ) ☺

Toute la journée, c’est-à-dire huit heures durant, nous avons marché sous la pluie, ce n’était pas toujours drôle et long dans la tête. Aucun d’entre nous n’avait de quoi se changer. Tout humides, nous sommes arrivés à Micro Papigo où enfin nous pûmes nous doucher, changer et dès qu’un tee-shirt était sec, pouvoir le mettre sur le dos…

Mercredi 7 septembre, madame la pluie ne s’arrête pas. Mieux, entre 8 et 9 heures, Zeus se fâche et nous envoie des litres sur la tête. Heureusement, après avoir bien ri, il s’est calmé et nous a laissés monter jusqu’au refuge Astraka à 2000m. Une fois nos sac à dos déposés, nous nous sommes baladés en tenue plus légère jusqu’à un petit lac et une vue sur l’Albanie face à nous. Nous profitons de la clémence des Dieux locaux car le lendemain, ça allait être pire.

Jeudi 8 septembre, la Grèce, le soleil, la bronzette…oublions tout ça ! Il a plu en trois jours ce qu’il pleut en trois mois ici… Dans ce refuge, nous sommes pratiquement seuls et malgré les rafales de vent, Eole s’est manifesté nous soufflant dessus, parfois à cent à l’heure, nous sommes partis dans le but d’atteindre le sommet du parc naturel à 2500m. Mais Juju et moi, découragés par ce temps qui n’en est pas un de vacances, sommes vite retournés à l’abri, utilisant les jeux de société pour passer le temps en attendant le retour de notre bande des cinq, trempés et refroidis.

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King Cr’éole se manifeste !

Devant le poêle, nous retrouvions du linge un peu partout, nos amis ayant eu bien du mal à faire remonter leur température corporelle…

Vendredi 9 septembre, on râle, on râle…mais attendez que l’on soit de retour en Belgique. Comment, il y fait caniculaire ? Merci pour l’info ☺  Il nous reste une seule étape mais looooooongue… Nous comptions sur sept-huit heures, mais ça c’est pour les optimistes. Le chemin emprunté a été très technique et j’ai même perdu le contrôle de mes nerfs dans une descente caillouteuse à plus de 30%. Zeus m’aura entendu mais n’a pas éclaté en coup de tonnerre, nondidjaaaaa ☺

Au lieu d’arriver au lieu de rendez-vous dans le village prévu à 15 heures, nous y étions à 18h30. Heureusement, le chauffeur de taxi, compréhensif a dialogué dans un parfait Anglais et l’ambiance détendue nous a fait piquer un petit somme chacun à son tour. Pour quitter la montagne, toutefois, il a fallu zigzaguer, des rochers étant tombés sur la route un peu partout. Ce n’est qu’au bout de 90 minutes que nous avons pu prendre l’autoroute en toute sécurité. Nous nous sommes arrêtés pour manger une pitta à 3 euros ( c’est le prix là-bas ) et ce n’est qu’à 1 heure du matin que notre taximan nous a déposés à l’hôtel.

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Le problème, quand on est sept, c’est qu’il y a toujours un manquant ( celui qui fait la photo ) 

Samedi 10  septembre, tôt levés, car l’avion nous attend, petite promenade le long de cette petite plage mal entretenue  à Thesalonique. Nos amis Français partent une heure avant nous, et nous atterrissons à 14 heures à Bruxelles-le-roi-sud !

Tout-le-monde semble pressé : Christiane qui doit…travailler, Pascal qui va participer à un trail ( quelle idée ) ! et moi-même qui doit baliser le parcours de notre UTTWB, course club que nous organisons à Watermael-Boitsfort dans les parcs et les venelles. Nous remercions, Juju et moi Françoise pour la navette Bruxelles-Charleroi-Brussel…

Ma journée n’est pas terminée, je prépare mon sac à dos et y jette tous mes outils , je rejoins Luc Rotsaert qui m’aidera pendant quatre heures à flécher ces 10km à toutes vitesses. Je me suis tellement précipité que j’en ai eu de l’arythmie… 😦

Le lendemain, dimanche 11 septembre, dès 8 heures du matin, en compagnie de François Stockmans , nous avons accentué ce balisage avant la course prévue à 10h30. Ce n’est pas tout : lui comme moi, sommes montés sur notre cheval de fer respectif pour précéder la course. Après celle-ci, débalisage et enfin, un peu de tranquillité … Zut alors, moi qui me croyais en vacances…

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Petite balade sur mon cheval de fer…

Mardi 13 septembre, date hyper importante, because ce sont les 30 ans de nos jumeaux, Ivan et Alex ☺ Je les verrai ce WE… Mes petits jumeaux, que je prenais dans les bras en faisant une sieste, Juju nous regardant tendrement… Bouhouhouuuu !!!

Et la semaine de boulot qui a repris, sur des chapeaux de roue. Moi qui me plains de m’ennuyer, je reconnais que je n’ai pas connu de temps mort depuis mon retour… A part les soirées, où je me morfonds avant de tomber dans les bras de Morphée… Toujours aussi stressantes ces soirées seul devant la TV ou le PC 😦

Heureusement que chaque mardi et jeudi, je m’occupe d’un groupe au club et nous courons tous ensemble, je conseille et ça conserve ma jeunesse…un rien éloignée…

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Jeudi 15 septembre, j’ai vu mon cardiologue pendant deux heures. Il m’a expliqué la manière dont l’intervention du 17 octobre va se passer. Il s’agira d’introduire dans une veine de la cuisse un mini cable muni d’une caméra et d’un laser, il le montera jusqu’à l’oreillette et brûlera par points microscopiques les endroits provoquant de l’arythmie de plus en plus régulièrement chez moi. Il empêchera ainsi le sang venant des veines pulmonaires de passer à cet endroit délicat , celui-ci passera sur les côtés. La magie du 21e siècle ☺

Samedi 17 septembre, François et Gaétan m’ont invité pour une longue sortie de 30km. Je sais d’avance que je prends des risques avec mon pied gauche. Depuis quelques mois, je ne sais pourquoi, je boitille de plus en plus fort. C’est très léger mais je perçois ce défaut même en marchant et à la longue, le dessous de mon pouce du doigt de pied chauffe. Pendant 20km, ça a été…les 5 suivants, c’était fort douloureux, les 5 derniers, je les ais marchés, laissant mes compagnons rentrer en courant. Heureusement, il ne pleuvait pas. Mais je dois faire une croix sur le marathon de Cologne auquel je tenais à participer, même en 5 heures, comme à Copenhague pour les mêmes raisons. Mais ce frottement devient insupportable. Je préfère participer au relais de 4x10km sur le parcours du marathon, et je boirai de l’eau de Cologne pour me consoler…

Ce mercredi, je vois mon neurologue et je lui parlerai de ce que j’appelle moi-même un résidu d’avc, sans savoir de quoi je parle réellement. Ce défaut peut bien être la suite de l’épine calcanéenne que j’aie eue voici plus d’un an. On devient vieux ☺

A suivre…

Dimanche 18 septembre, ah, la famille…rien de tel pour comprendre ce qui est important et superflu… Nous avons mangé au bélier, restaurant à Nivelles, nos fils , leur maman, Juju, la compagne d’Ivan et moi… Un bon moment qui rappelle que le noyau familial est le ciment de nos vies… ☺

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La famille d’abord 

J’ai tapé cet article un peu à la va-vite, avec des « être et avoir » un peu partout, je ne me suis pas soucié  de peaufiner , mieux détailler cette quinzaine, j’ai trop à faire en peu de temps. Tiens, dès demain, je balise le parcours de l’écotrail de Bruxelles, une autre histoire….

A la semaine prochaine, vacances j’oublie tout mais très vite la machine se remet en route. A quand les prochains congés ??? Aaaaargh ! ☺

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Courage, c’est bientôt les vacances ! Plus que onze mois et quelques jours 

Courir à 122 à l’heure …

29 Août

La semaine passée, le soleil nous a bien grillés  Je ne m’en plaindrai pas. Nous avons pleuré pendant des semaines, autant de larmes que de gouttes tombées du ciel,  pour supplier de la lumière et de la chaleur, et nous voilà récompensés au centuple…

Week-end sportif, comme d’habitude, qui a commencé par une sorte de duathlon en duo pour Juju et son proprio  avec à son programme 5km de course dans tous les sens dans le parc de la Woluwe et 28km à travers la forêt de Soignes. Et ils se sont classés 3e équipe mixte. Ca c’était son échauffement… L’après-midi, la manche du BW à Gastuche dans une fournaise de 35c. Participer à une course dans ces conditions n’est vraiment pas recommandé si l’on y va à fond. Mais…la passion nous rattrape vite et je serai le dernier à jeter la pierre sur laquelle je trébuche tous les sept jours.

Sept membres du team jaune et bleu y ont mouillé leur maillot.

Je m’étais déplacé du côté de Wavre avec mon proprio ( pas celui de Juju, vous suivez ? ) pour distribuer des folders UTTWB et pour partir ensuite avec Taha Fadoul vers Vossem car il est inscrit aux deux challenges ( BW et Loopcriterium ) et participe aux deux compétitions. Plus on est de fous… ( Vous suivez toujours ? )

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La vie à cent vingt-deux à l’heure…

 Mais comme nous n’avions qu’une heure entre la fin de la première course et le début de la deuxième, nous sommes allés du côté de Tervuren sur la E411 à du 120, 121, 122 à l’heure, sur la bande de gauche ( évidemment ) , passer le carrefour Léonard et les quatre bras à toute allure pour se parquer à côté de l’église et courir nous inscrire alors que tout-le-monde attendait au départ. Un grand moment…. Dans la confusion, j’ai même un instant oublié qu’il me fallait un dossard. Deux-trois pas d’échauffement pour faire pipi dans un coin et nous voilà partis pour deux tours de 5,5km le long d’un étang et d’un ruisseau.

Mon objectif était, si possible un podium en V2 car le niveau de ces courses dans le Brabant Flamand me permet cet espoir. Je ne suis pas en super forme mais en bonne condition. Néanmoins, le premier tour, je dosais mes efforts et malgré moi, vu la chaleur, je ne pouvais plus accélérer.

Dirk Logghe  m’a dépassé après la mi-parcours et je suis allé chercher Paul Van Campenhout, KO à cause d’une première boucle trop rapide. Deuxième V2 donc, ça fait plaisir !

datauri-file222.gifUn sympathique podium

Alain Iwens m’a fait part que le soir, il y avait encore un jogging dans le centre de Leuven. Dans l’euphorie, l’envie de partir 15km plus loin m’a effleuré l’esprit. Mais soyons raisonnable. Un peu, tout-de-même , à mon âge…

Julie qui double duathlon et BW, Taha qui multiplie BW par Vlaams-Brabant, que d’épreuves à l’heure actuelle. Et trop de courses tuent la course, je prédis un essoufflement collectif pour les années qui viennent car non seulement l’on vous propose 10 rendez-vous le vendredi, le double le samedi et plus le dimanche, l’on vous suggère l’une ou l’autre organisation en semaine maintenant, et ça ne devient plus une exception, les prix montent jusqu’à 40 euros parfois pour un simple 10km, c’est bien plus cher que la voiture ( mais moins polluant, je le concède ) A cela, on ajoute des spartacus et autres multi-épreuves , c’est de la folie… Enfin, tant qu’il y a des demandes…et le portefeuille… La crise ? D’adolescence , peut-être… 

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Courir, c’est vivre !

Jeudi, je m’envole, je m’évade, je me balade…pour une dizaine de jours, de gîte en gîte avec six amis dans les environs du mont Olympe , sur les hauteurs de Salonique, en Grèce… Je vous raconterai tout cela dès mon retour… A bientôt !

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Les pieds en iii  « Grec » 

 

Chaud week-end!

25 Août

Samedi, je suis allé à Nil, au centre du centre de la Belgique pour participer avec ma chienne , Ezra tranquillement à la manche du challenge BW. Sur place, Célia, la fille de Mathieu m’a proposé de s’en occuper et finalement, j’ai couru aux côtés de Julie durant cinq kilomètres. Passé l’autoroute, j’ai accéléré malgré la chaleur et doucement, l’euphorie du coureur m’a envahi. Cette adrénaline qui fait de vous quelqu’un d’irrésistible ( hum ! ) , tout-à-coup, m’a plongé dans un bain de bonheur, dépassant bien une petite trentaine de concurrents, et cela sans effort. Du dopage naturel 

 A l’arrivée, j’ai distribué 300 folders pour notre course, l’UTTWB, deuxième édition.

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Une course originale☺

Un trail urbain, avec 150 marches, des venelles, des parcs à traverser, des bosses et des fosses, où je vous invite joyeusement.

Nous étions onze membres de Training 7 pour ce jogging. Après course, nous avons pu nous détendre devant une bonne bière et un paquet de frites bien gras 

De retour chez moi, j’ai pris Ezra tout contre ma poitrine, fifille devant retourner chez sa maîtresse après six mois d’amouuuuuur…

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Wouhouhouuuuu, on s’amusait bien !

Etre habitué à un animal de compagnie crée progressivement des liens. Le chien devient votre enfant et vous redevenez papa  J’avais du mal au début pour caser trois promenades quotidiennes mais progressivement, le bonheur de partager avec cette bête ( qui ne l’est pas ) a pris le dessus. Que du plaisir de la voir se démener dans l’eau , quelle joie de courir à ses côtés avant qu’elle ne pique un déboulé à la Bolt, pour me recroiser dans le sens opposé toute heureuse…

Le dimanche, un petit vide : pas de promenade matinale, plus d’enfant 😦 Alors, pour me changer les idées, je suis allé…courir un petit 10km à Wemmel, sous forme de trois tours où l’on traverse deux parcs, où l’on passe sur des petits ponts de bois, glissants pour l’occasion car il a plu, des petits chemins sinueux, et l’une ou l’autre bosse… Mes jambes étant impeccables, l’élasticité de mes vingt ans retrouvée, j’ai pu « jouer » en dosant mon effort pour arriver dixième. Pas encore usée , la grenouille…

 Les nouvelles télévisées ne sont jamais réjouissantes. D’ailleurs, quand une personne est heureuse, il n’y a pas de sujet sur elle, c’est trop banal. Ca devrait pourtant se faire. Le journal partagerait  catastrophes et réjouissances, ce serait déjà un peu mieux… Personnellement, je n’ai pas envie de lire qui est mort et comment, ni de connaître les détails morbides du crime parfait, je ne m’intéresse qu’aux gens vivants. Je suis évidemment sensible aux cinquante morts en Turquie, lors de ce mariage où un kamikaze s’est fait exploser, je suis désolé quand une catastrophe, comme ce tremblement de terre en Italie fait de nombreuses victimes. Mais je pense qu’on ne souligne pas qu’il existe AUSSI des gens heureux. Je suis conscient que chaque jour tout peut basculer, je devine la douleur que peuvent vivre actuellement de nombreux malheureux, mais je ne peux trop m’émouvoir car si je ne mets pas de barrière, je peux me mettre à pleurer, tant la misère nous côtoie.

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Gardons l’humour, c’est mieux que le chagrin. Ca ne nous empêche pas d’être sensibles…

Voilà, j’ai terminé pour cette semaine, mercredi je m’envole pour la Grèce, pays que je n’ai jamais visité. Une balade de dix jours entre amis sur les hauteurs de Salonique me permettra de me ressourcer et de bronzer…

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C’est pour  bientôt ! 

Passez une excellente semaine..

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L’ennui est le meilleur ennemi de l’homme

16 Août

L’ennui est le meilleur ennemi de l’homme. Quand il ne trouve pas ce qu’il cherche, il fait des bêtises ☺  Les miennes sont plutôt sympa : au lieu de me morfondre devant mon PC ou ma TV, je me déplace ( parfois trop ) à diverses courses, quitte à perdre des plumes, je volerai moins vite et moins haut, mais en compensation, j’aurai vu mes amis, les amis de ceux-ci et ainsi de suite. C’est toujours mieux que Facebook, ses « like » et tout ce qui part en vrille de tous côtés…

Je ne cours pas trop ces dernières semaines, mais je m’amuse et là est le principal. Pour les raisons évoquées ici plus haut, je me suis déplacé vendredi à Denderleeuw, pour une course de 10km qui me tentait car elle proposait 4 tours de 2,5km. Ca permet de doser son effort, y voir les éventuelles difficultés, couper court dans certains tournants, cela afin de s’amuser un maximum et gagner du temps avec la tête plutôt que les jambes.

J’avais évalué mon niveau à 4’00/km. Je pensais également que vu les résultats de l’édition 2015, je serais dans les pieds de mon ami Jean-Paul Praet. Sur 100km, il a compté dans ma décision de me consacrer à cette ultra distance plutôt qu’au marathon où je stagnais à 2h25 à 35 ans. Il était temps de changer. Et j’ai commencé quand Jean-Paul a arrêté, et donc, nous n’avons pas pu nous mesurer. Il m’a un jour répondu en me charriant que ce n’était pas nécessaire. (  ) En effet, si je m’honore d’un 6h28 et 15,5km/h, mon ami Flandrien a, et plusieurs fois terminé son cent bornes en 6h15, donc 16 à l’heure… Avis aux amateurs.

A présent, le meilleur ultramarathonien Belge de tous les temps a soixante ans mais court encore à du quinze à l’heure, sur le dixième de la distance, sans se casser la tête. Et dans cette soirée sportive, il m’a damé le pion. Après un tour, nous étions encore plus ou moins ensemble, mais progressivement, je me trouvais à cinquante mètres, que je n’ai jamais pu refaire.

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Jean-Paul victorieux à la nuit des Flandres

A peine douché, j’ai repris le train et trois quart d’heure plus tard, j’embrassais mon chien 

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 Une bonne partie du week-end a été consacrée aux jeux olympiques et à la belle victoire de Nafissatou Thiam, aussi jolie qu’élégante, aussi gentille que brillante…

 En état de grâce, Nafi 

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 Et le lundi, que faire ? Ben , courir , voyons ☺  

 Comme il a fait beau ( ce qui est rare en Belgique J ) , j’ai décidé de rouler jusque Zaventem, de participer au semi et de revenir en souplesse sur deux roues… L’idée de terminer en 1h30 me paraissait raisonnable, même si la fatigue de Denderleeuw pouvait me jouer des tours, il n’y a sommes toutes que 65 heures entre les deux courses.

J’ai pris du plaisir, « lunettes de star » sur le nez et casquette sur la tête, en restant dans un petit groupe de six jusqu’à cinq kilomètres du centre de la commune où j’ai accéléré et je l’ai payé dans le dernier kilomètre, me faisant rattraper ( et dépasser ) par deux dames   pour rallier l’arrivée en 1h27, ce qui sommes toutes n’est pas si mal, au vu des circonstances et notamment de la chaleur du jour.

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Ne nous fions pas aux apparences, j’avais du mal à suivre cette brave dame 

 De retour chez moi, je peux être heureux de ce long week-end sportif, à l’extérieur comme devant l’écran et les jeux de Rio. Je vais essayer d’entretenir la condition physique et ne pas trop être en retard car je compte bien affronter mes adversaires quinquagénaires dans les cross boueux dès le mois de décembre. Mais entretemps, je serai passé dans les mains du cardiologue pour qu’il me remette les minutes et les secondes en place car de temps en temps, mon petit cœur m’annonce n’importe quoi 

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J’adore les bains de boue… et l’eau !  ☺

L’ennui est le meilleur ennemi de l’homme… et je pense à ces petits vieux ( bien plus âgés que moi ) qui n’ont pas tous l’air heureux. Si un bonjour peut leur rendre le sourire, j’ajouterai : « comment allez-vous » , et notre journée sera bonne 

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Un âge « Canonix »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La parenthèse tant attendue…

9 Août

Un point c’est tout !

Coucou, me revoilou ! Plus de douze mois sont passés, j’en avais marre de raconter mes états d’âme, je craignais que tôt ou tard, on ne me connaisse que comme  « la grenouille au cœur de chou  »… et c’est un peu vrai d’ailleurs… Quand je raconte ma semaine sportive, ça va… Quand j’ajoute quelques pointes d’humour, c’est mieux, mais quand je partage le vide devant lequel je me trouve, quelques ami(e)s bien intentionné(e)s m’ont fait comprendre qu’il valait mieux tourner la page. Ce que j’ai fait, je ne lis plus le recto de ma vie, je commence une feuille blanche au verso 

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Fini de pleurer, oui ?

Un point 7 août !

C’est un peu par hasard d’ailleurs que j’ouvre ce tout nouveau livre à cette date. Si, si… Il n’y a pas de quoi rappeler 2013, Saint-Jean-Pied-de-Port et tout le reste, j’ai dit : c’est fini !   D’ailleurs, je baptise cette petite ville Pyrénéenne Saint-Jean-Pied-de-Nez…

Tout comme Chat Monique où je me suis éclaté pendant douze jours, grimpant aux sommets de ma vie, bondissant dans les descentes de l’autre côté du col, quatre jours avec le groupe trail du RCB d’abord, avec ma Juju une semaine durant ensuite… Nous avons eu du bol, peu ou pas de pluie, si ce n’est qu’un orage à 17 heures, rinçant les 10000 habitants ( 60000 avec les vacanciers ) une bonne demie heure, avant que Madame soleil ne nous remette une couche de bronzage…

Notre séjour sportif a été entrecoupé par une superbe journée lumineuse, le « télé-féerique » nous transportant à l’aiguille, puis au pic du midi à plus de 3800 mètres. Là-haut, nous touchions ( presque ) le chapeau de cette grande dame au manteau blanc, voisine pour cet après-midi enchantée, nous effleurions les crevasses toutes proches, touchions du bout du doigt l’Italie avant de revenir vers cet inoubliable point de vue…merci, Madame 

Les jours suivants, les promenades se sont succédées entre le lac d’Emosson et Saint-Gervais où le tour de France cycliste a transité. J’en ai profité pour voir passer le maillot jaune : Froome-Vroum !☺

Après, ce fut plus laborieux : retour à l’aéroport de Genève avec le croisement des juilletistes et aoûtiens dans une débordante cacophonie. Ce n’est hélas pas tout : le lendemain, dame nature nous habillait de son manteau gris, pleurant de plus belle au-dessus de la capitale…

Il a fallu reprendre le travail, accepter qu’avant de partir mon chien ne me tire la gueule, ne comprenant pas pourquoi je m’absente alors que je pouvais jouer avec lui… 

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Il m’aime…

En compensation, j’ai emmené mes ouailles dans la forêt , le groupe commençant sa préparation pour le marathon de Cologne, j’ai participé à Duisburg à la Mutotoloop vendredi et j’ai passé un dimanche au Longchamp. Pas la piscine avenue de Fré, pas non plus l’hippodrome Parisien, même si j’ai galopé entre les chênes pour me libérer des miennes ( les chaînes ) Très drôle !  Les feintes du père.be 

En ce qui concerne mon état de forme, je suis toujours un peu coincé : mon pied gauche ne restant pas droit ( sans rire ) , une sorte de compensation mécanique m’empêchant de développer une foulée naturelle et décontractée au bout d’un moment, toujours suite à cette épine calcanéenne qui s’est manifestée il y a un peu plus d’un an… Et pour mes problèmes de cœur ( les vrais ), les crises d’arythmie devenant de plus en plus régulières, j’attends des nouvelles de mon cardiologue qui me proposera une date pour une petite intervention, sans doutes en octobre. Après, je pourrai, je l’espère participer aux cross avec une totale liberté 

Mes 60 balais approchent doucement mais sûrement ( merci de me le rappeler ) , je projette une petite balade de 700km entre Chamonix et Venise pour fêter ça  , visitant tous les grands lacs Alpins Italiens. Ce serait en principe pour juillet 2018… A suivre…

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Bientôt….

 Enfin, si mes écrits vous plaisent, postez un petit mot, si ils vous déplaisent, mettez-y un grand coup de gueule…dans les deux cas, j’aurai de vos nouvelles 

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Le lac Blanc

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Bonjour, Madame…

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Récupérer entre deux balades 

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Une lumière extraordinaire…

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D’abord bien manger…

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Puis dormiiiiiiiir…

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Le lac d’Emotions…

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Le Chat-Monique ! 

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Plus qu’une fois dodo…et c’est le retour…