Courir à 122 à l’heure …

29 Août

La semaine passée, le soleil nous a bien grillés  Je ne m’en plaindrai pas. Nous avons pleuré pendant des semaines, autant de larmes que de gouttes tombées du ciel,  pour supplier de la lumière et de la chaleur, et nous voilà récompensés au centuple…

Week-end sportif, comme d’habitude, qui a commencé par une sorte de duathlon en duo pour Juju et son proprio  avec à son programme 5km de course dans tous les sens dans le parc de la Woluwe et 28km à travers la forêt de Soignes. Et ils se sont classés 3e équipe mixte. Ca c’était son échauffement… L’après-midi, la manche du BW à Gastuche dans une fournaise de 35c. Participer à une course dans ces conditions n’est vraiment pas recommandé si l’on y va à fond. Mais…la passion nous rattrape vite et je serai le dernier à jeter la pierre sur laquelle je trébuche tous les sept jours.

Sept membres du team jaune et bleu y ont mouillé leur maillot.

Je m’étais déplacé du côté de Wavre avec mon proprio ( pas celui de Juju, vous suivez ? ) pour distribuer des folders UTTWB et pour partir ensuite avec Taha Fadoul vers Vossem car il est inscrit aux deux challenges ( BW et Loopcriterium ) et participe aux deux compétitions. Plus on est de fous… ( Vous suivez toujours ? )

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La vie à cent vingt-deux à l’heure…

 Mais comme nous n’avions qu’une heure entre la fin de la première course et le début de la deuxième, nous sommes allés du côté de Tervuren sur la E411 à du 120, 121, 122 à l’heure, sur la bande de gauche ( évidemment ) , passer le carrefour Léonard et les quatre bras à toute allure pour se parquer à côté de l’église et courir nous inscrire alors que tout-le-monde attendait au départ. Un grand moment…. Dans la confusion, j’ai même un instant oublié qu’il me fallait un dossard. Deux-trois pas d’échauffement pour faire pipi dans un coin et nous voilà partis pour deux tours de 5,5km le long d’un étang et d’un ruisseau.

Mon objectif était, si possible un podium en V2 car le niveau de ces courses dans le Brabant Flamand me permet cet espoir. Je ne suis pas en super forme mais en bonne condition. Néanmoins, le premier tour, je dosais mes efforts et malgré moi, vu la chaleur, je ne pouvais plus accélérer.

Dirk Logghe  m’a dépassé après la mi-parcours et je suis allé chercher Paul Van Campenhout, KO à cause d’une première boucle trop rapide. Deuxième V2 donc, ça fait plaisir !

datauri-file222.gifUn sympathique podium

Alain Iwens m’a fait part que le soir, il y avait encore un jogging dans le centre de Leuven. Dans l’euphorie, l’envie de partir 15km plus loin m’a effleuré l’esprit. Mais soyons raisonnable. Un peu, tout-de-même , à mon âge…

Julie qui double duathlon et BW, Taha qui multiplie BW par Vlaams-Brabant, que d’épreuves à l’heure actuelle. Et trop de courses tuent la course, je prédis un essoufflement collectif pour les années qui viennent car non seulement l’on vous propose 10 rendez-vous le vendredi, le double le samedi et plus le dimanche, l’on vous suggère l’une ou l’autre organisation en semaine maintenant, et ça ne devient plus une exception, les prix montent jusqu’à 40 euros parfois pour un simple 10km, c’est bien plus cher que la voiture ( mais moins polluant, je le concède ) A cela, on ajoute des spartacus et autres multi-épreuves , c’est de la folie… Enfin, tant qu’il y a des demandes…et le portefeuille… La crise ? D’adolescence , peut-être… 

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Courir, c’est vivre !

Jeudi, je m’envole, je m’évade, je me balade…pour une dizaine de jours, de gîte en gîte avec six amis dans les environs du mont Olympe , sur les hauteurs de Salonique, en Grèce… Je vous raconterai tout cela dès mon retour… A bientôt !

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Les pieds en iii  « Grec » 

 

Chaud week-end!

25 Août

Samedi, je suis allé à Nil, au centre du centre de la Belgique pour participer avec ma chienne , Ezra tranquillement à la manche du challenge BW. Sur place, Célia, la fille de Mathieu m’a proposé de s’en occuper et finalement, j’ai couru aux côtés de Julie durant cinq kilomètres. Passé l’autoroute, j’ai accéléré malgré la chaleur et doucement, l’euphorie du coureur m’a envahi. Cette adrénaline qui fait de vous quelqu’un d’irrésistible ( hum ! ) , tout-à-coup, m’a plongé dans un bain de bonheur, dépassant bien une petite trentaine de concurrents, et cela sans effort. Du dopage naturel 

 A l’arrivée, j’ai distribué 300 folders pour notre course, l’UTTWB, deuxième édition.

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Une course originale☺

Un trail urbain, avec 150 marches, des venelles, des parcs à traverser, des bosses et des fosses, où je vous invite joyeusement.

Nous étions onze membres de Training 7 pour ce jogging. Après course, nous avons pu nous détendre devant une bonne bière et un paquet de frites bien gras 

De retour chez moi, j’ai pris Ezra tout contre ma poitrine, fifille devant retourner chez sa maîtresse après six mois d’amouuuuuur…

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Wouhouhouuuuu, on s’amusait bien !

Etre habitué à un animal de compagnie crée progressivement des liens. Le chien devient votre enfant et vous redevenez papa  J’avais du mal au début pour caser trois promenades quotidiennes mais progressivement, le bonheur de partager avec cette bête ( qui ne l’est pas ) a pris le dessus. Que du plaisir de la voir se démener dans l’eau , quelle joie de courir à ses côtés avant qu’elle ne pique un déboulé à la Bolt, pour me recroiser dans le sens opposé toute heureuse…

Le dimanche, un petit vide : pas de promenade matinale, plus d’enfant 😦 Alors, pour me changer les idées, je suis allé…courir un petit 10km à Wemmel, sous forme de trois tours où l’on traverse deux parcs, où l’on passe sur des petits ponts de bois, glissants pour l’occasion car il a plu, des petits chemins sinueux, et l’une ou l’autre bosse… Mes jambes étant impeccables, l’élasticité de mes vingt ans retrouvée, j’ai pu « jouer » en dosant mon effort pour arriver dixième. Pas encore usée , la grenouille…

 Les nouvelles télévisées ne sont jamais réjouissantes. D’ailleurs, quand une personne est heureuse, il n’y a pas de sujet sur elle, c’est trop banal. Ca devrait pourtant se faire. Le journal partagerait  catastrophes et réjouissances, ce serait déjà un peu mieux… Personnellement, je n’ai pas envie de lire qui est mort et comment, ni de connaître les détails morbides du crime parfait, je ne m’intéresse qu’aux gens vivants. Je suis évidemment sensible aux cinquante morts en Turquie, lors de ce mariage où un kamikaze s’est fait exploser, je suis désolé quand une catastrophe, comme ce tremblement de terre en Italie fait de nombreuses victimes. Mais je pense qu’on ne souligne pas qu’il existe AUSSI des gens heureux. Je suis conscient que chaque jour tout peut basculer, je devine la douleur que peuvent vivre actuellement de nombreux malheureux, mais je ne peux trop m’émouvoir car si je ne mets pas de barrière, je peux me mettre à pleurer, tant la misère nous côtoie.

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Gardons l’humour, c’est mieux que le chagrin. Ca ne nous empêche pas d’être sensibles…

Voilà, j’ai terminé pour cette semaine, mercredi je m’envole pour la Grèce, pays que je n’ai jamais visité. Une balade de dix jours entre amis sur les hauteurs de Salonique me permettra de me ressourcer et de bronzer…

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C’est pour  bientôt ! 

Passez une excellente semaine..

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L’ennui est le meilleur ennemi de l’homme

16 Août

L’ennui est le meilleur ennemi de l’homme. Quand il ne trouve pas ce qu’il cherche, il fait des bêtises ☺  Les miennes sont plutôt sympa : au lieu de me morfondre devant mon PC ou ma TV, je me déplace ( parfois trop ) à diverses courses, quitte à perdre des plumes, je volerai moins vite et moins haut, mais en compensation, j’aurai vu mes amis, les amis de ceux-ci et ainsi de suite. C’est toujours mieux que Facebook, ses « like » et tout ce qui part en vrille de tous côtés…

Je ne cours pas trop ces dernières semaines, mais je m’amuse et là est le principal. Pour les raisons évoquées ici plus haut, je me suis déplacé vendredi à Denderleeuw, pour une course de 10km qui me tentait car elle proposait 4 tours de 2,5km. Ca permet de doser son effort, y voir les éventuelles difficultés, couper court dans certains tournants, cela afin de s’amuser un maximum et gagner du temps avec la tête plutôt que les jambes.

J’avais évalué mon niveau à 4’00/km. Je pensais également que vu les résultats de l’édition 2015, je serais dans les pieds de mon ami Jean-Paul Praet. Sur 100km, il a compté dans ma décision de me consacrer à cette ultra distance plutôt qu’au marathon où je stagnais à 2h25 à 35 ans. Il était temps de changer. Et j’ai commencé quand Jean-Paul a arrêté, et donc, nous n’avons pas pu nous mesurer. Il m’a un jour répondu en me charriant que ce n’était pas nécessaire. (  ) En effet, si je m’honore d’un 6h28 et 15,5km/h, mon ami Flandrien a, et plusieurs fois terminé son cent bornes en 6h15, donc 16 à l’heure… Avis aux amateurs.

A présent, le meilleur ultramarathonien Belge de tous les temps a soixante ans mais court encore à du quinze à l’heure, sur le dixième de la distance, sans se casser la tête. Et dans cette soirée sportive, il m’a damé le pion. Après un tour, nous étions encore plus ou moins ensemble, mais progressivement, je me trouvais à cinquante mètres, que je n’ai jamais pu refaire.

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Jean-Paul victorieux à la nuit des Flandres

A peine douché, j’ai repris le train et trois quart d’heure plus tard, j’embrassais mon chien 

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 Une bonne partie du week-end a été consacrée aux jeux olympiques et à la belle victoire de Nafissatou Thiam, aussi jolie qu’élégante, aussi gentille que brillante…

 En état de grâce, Nafi 

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 Et le lundi, que faire ? Ben , courir , voyons ☺  

 Comme il a fait beau ( ce qui est rare en Belgique J ) , j’ai décidé de rouler jusque Zaventem, de participer au semi et de revenir en souplesse sur deux roues… L’idée de terminer en 1h30 me paraissait raisonnable, même si la fatigue de Denderleeuw pouvait me jouer des tours, il n’y a sommes toutes que 65 heures entre les deux courses.

J’ai pris du plaisir, « lunettes de star » sur le nez et casquette sur la tête, en restant dans un petit groupe de six jusqu’à cinq kilomètres du centre de la commune où j’ai accéléré et je l’ai payé dans le dernier kilomètre, me faisant rattraper ( et dépasser ) par deux dames   pour rallier l’arrivée en 1h27, ce qui sommes toutes n’est pas si mal, au vu des circonstances et notamment de la chaleur du jour.

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Ne nous fions pas aux apparences, j’avais du mal à suivre cette brave dame 

 De retour chez moi, je peux être heureux de ce long week-end sportif, à l’extérieur comme devant l’écran et les jeux de Rio. Je vais essayer d’entretenir la condition physique et ne pas trop être en retard car je compte bien affronter mes adversaires quinquagénaires dans les cross boueux dès le mois de décembre. Mais entretemps, je serai passé dans les mains du cardiologue pour qu’il me remette les minutes et les secondes en place car de temps en temps, mon petit cœur m’annonce n’importe quoi 

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J’adore les bains de boue… et l’eau !  ☺

L’ennui est le meilleur ennemi de l’homme… et je pense à ces petits vieux ( bien plus âgés que moi ) qui n’ont pas tous l’air heureux. Si un bonjour peut leur rendre le sourire, j’ajouterai : « comment allez-vous » , et notre journée sera bonne 

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Un âge « Canonix »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La parenthèse tant attendue…

9 Août

Un point c’est tout !

Coucou, me revoilou ! Plus de douze mois sont passés, j’en avais marre de raconter mes états d’âme, je craignais que tôt ou tard, on ne me connaisse que comme  « la grenouille au cœur de chou  »… et c’est un peu vrai d’ailleurs… Quand je raconte ma semaine sportive, ça va… Quand j’ajoute quelques pointes d’humour, c’est mieux, mais quand je partage le vide devant lequel je me trouve, quelques ami(e)s bien intentionné(e)s m’ont fait comprendre qu’il valait mieux tourner la page. Ce que j’ai fait, je ne lis plus le recto de ma vie, je commence une feuille blanche au verso 

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Fini de pleurer, oui ?

Un point 7 août !

C’est un peu par hasard d’ailleurs que j’ouvre ce tout nouveau livre à cette date. Si, si… Il n’y a pas de quoi rappeler 2013, Saint-Jean-Pied-de-Port et tout le reste, j’ai dit : c’est fini !   D’ailleurs, je baptise cette petite ville Pyrénéenne Saint-Jean-Pied-de-Nez…

Tout comme Chat Monique où je me suis éclaté pendant douze jours, grimpant aux sommets de ma vie, bondissant dans les descentes de l’autre côté du col, quatre jours avec le groupe trail du RCB d’abord, avec ma Juju une semaine durant ensuite… Nous avons eu du bol, peu ou pas de pluie, si ce n’est qu’un orage à 17 heures, rinçant les 10000 habitants ( 60000 avec les vacanciers ) une bonne demie heure, avant que Madame soleil ne nous remette une couche de bronzage…

Notre séjour sportif a été entrecoupé par une superbe journée lumineuse, le « télé-féerique » nous transportant à l’aiguille, puis au pic du midi à plus de 3800 mètres. Là-haut, nous touchions ( presque ) le chapeau de cette grande dame au manteau blanc, voisine pour cet après-midi enchantée, nous effleurions les crevasses toutes proches, touchions du bout du doigt l’Italie avant de revenir vers cet inoubliable point de vue…merci, Madame 

Les jours suivants, les promenades se sont succédées entre le lac d’Emosson et Saint-Gervais où le tour de France cycliste a transité. J’en ai profité pour voir passer le maillot jaune : Froome-Vroum !☺

Après, ce fut plus laborieux : retour à l’aéroport de Genève avec le croisement des juilletistes et aoûtiens dans une débordante cacophonie. Ce n’est hélas pas tout : le lendemain, dame nature nous habillait de son manteau gris, pleurant de plus belle au-dessus de la capitale…

Il a fallu reprendre le travail, accepter qu’avant de partir mon chien ne me tire la gueule, ne comprenant pas pourquoi je m’absente alors que je pouvais jouer avec lui… 

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Il m’aime…

En compensation, j’ai emmené mes ouailles dans la forêt , le groupe commençant sa préparation pour le marathon de Cologne, j’ai participé à Duisburg à la Mutotoloop vendredi et j’ai passé un dimanche au Longchamp. Pas la piscine avenue de Fré, pas non plus l’hippodrome Parisien, même si j’ai galopé entre les chênes pour me libérer des miennes ( les chaînes ) Très drôle !  Les feintes du père.be 

En ce qui concerne mon état de forme, je suis toujours un peu coincé : mon pied gauche ne restant pas droit ( sans rire ) , une sorte de compensation mécanique m’empêchant de développer une foulée naturelle et décontractée au bout d’un moment, toujours suite à cette épine calcanéenne qui s’est manifestée il y a un peu plus d’un an… Et pour mes problèmes de cœur ( les vrais ), les crises d’arythmie devenant de plus en plus régulières, j’attends des nouvelles de mon cardiologue qui me proposera une date pour une petite intervention, sans doutes en octobre. Après, je pourrai, je l’espère participer aux cross avec une totale liberté 

Mes 60 balais approchent doucement mais sûrement ( merci de me le rappeler ) , je projette une petite balade de 700km entre Chamonix et Venise pour fêter ça  , visitant tous les grands lacs Alpins Italiens. Ce serait en principe pour juillet 2018… A suivre…

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Bientôt….

 Enfin, si mes écrits vous plaisent, postez un petit mot, si ils vous déplaisent, mettez-y un grand coup de gueule…dans les deux cas, j’aurai de vos nouvelles 

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Le lac Blanc

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Bonjour, Madame…

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Récupérer entre deux balades 

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Une lumière extraordinaire…

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D’abord bien manger…

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Puis dormiiiiiiiir…

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Le lac d’Emotions…

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Le Chat-Monique ! 

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Plus qu’une fois dodo…et c’est le retour…

Vieillir, construire, séduire et embellir …

22 Juin

Je reste toujours en attente… Je n’ai pas couru de la semaine et c’est la raison pour laquelle je souhaite guérir en deux mois plutôt qu’en deux ans…Si je dois soigner mon talon, c’est maintenant… J’exagère… Mais il ne faut pas jouer avec ses propres pieds puisqu’il s’agit de cela: soit une aponévrose, soit une fracture de fatigue…mais je ressens les symptômes de la première douleur bien nommée. Avec une fracture, je ne pourrais pas courir du tout.

Samedi, c’est au dernier moment que je me suis décidé, vers 13h15. Baisy-Thy n’est pas si loin. Seule interrogation, c’est la traversée du champ de bataille de Waterloo. En effet, je m’y suis déplacé en vélo en espérant ne pas croiser un boulet de canon… J’ai pris par Alsemberg, Braine l’Alleud et son lion…Il n’y avait pas de public à 14 heures. Et je me suis inscris à la manche du BW, longue de 13,8km. J’ai pu mieux apprécier ce parcours que j’effectue généralement à toutes vitesses, ne m’apercevant pas des beaux chemins de prairies, des bois traversés.  Cette fois-ci, j’ai tout vu! Mais à du 7’30/km. J’ai eu quand-même difficile quand je mettais le pied dans un trou ou sur un caillou… Prudence!

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Baisy-Thy, bornes pleines!

Sept membres du team y ont participé, Adrien et Louise gagnent J  Juju, en mode mineur termine 7e dame. Mais quel bonheur de la voir s’amuser… Ma plus belle victoire 🙂🙂🙂

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Tout va bien, mon Daddy 🙂

J’ai bien mouliné pour rentrer, histoire d’évacuer un peu cette frustration de ne pouvoir en faire plus. Dimanche, pareil, mais c’était moins loin: à Auderghem pour la Maxou-course, en l’honneur de ce jeune garçon qui l’an passé est tombé à côté de son trampoline à Saint-Julien Parnasse et le voilà tétraplégique à 18 ans à peine! Mais quelle leçon de courage! Et c’est mon ami François qui s’en occupe, comme il soigne toutes les personnes accidentées…Honneur à lui également 🙂

J’ai roulé devant la course, sur un très beau parcours en forêt de Soignes, j’ai seulement dû faire passer le vélo sous les barrières, en traversant les sentiers interdits à ceux-ci ( Ouuuuuh! )

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Gilou et Maxou 🙂

Finalement, j’ai encore un peu roulé dans la forêt pour rentrer, histoire de me fatiguer un tout petit peu 🙂

Courir, écrire, rire et dormir ( 25 ) Années 2014 et 2015, je vieillis enfin 🙂

Après un difficile hiver, j’essaie de monter de niveau. Mais quand je m’entraîne quelques semaines d’affilée, je m’aperçois que j’arrive à peine à seize à l’heure. Ca ne me chagrine pas du tout mais j’essaie de retarder la descente à quinze, quatorze, treize ….

Je vais à Rotterdam avec l’idée de terminer en 2h50. Mais très vite, je m’aperçois que ce sera difficile. Louise Deldicque n’étant pas loin derrière, je ralentis quelque peu et l’accompagne pour 2h55, c’est mieux que rien… Quinze jours après, je suis sur la même distance mais à Düsseldorf. Là aussi, après 5000 mètres, j’attends Sandra Haulait. Nous finirons en 3h09’59🙂 )))  Enfin, en octobre, j’essaie de garder le 15 à l’heure à Francfort. Mais après 30km, jambes de plomb. Au 35e, je passe devant notre hôtel et je ferme les yeux pour ne pas abandonner. Mais je termine quand-même. Je me console avec les 2h39 d’Oli et Marc🙂 )))) 

Je continue avec cette année. Je me « contente » de 100km/semaine et 6 sorties. A Alost en janvier, sur un 12km dans les piétonniers du centre, je retrouve des sensations et je passe sous les 3’40 de moyenne. A Erps-Kwerps aussi, le lundi de Pâques, je cours à 16,5 à l’heure. Tout récemment, j’ai le bonheur de participer à la Juracime en Suisse. La suite, ce sont d’abord mes vacances et revenir frais mentalement et physiquement. Je vieillis enfin, et je ne peux qu’être heureux d’avoir retardé le processus…

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Vieillir, construire, séduire et embellir…peut-être à mon retour?

A bicyclette ….

16 Juin

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Vendredi passé, je ne tenais plus en place. Toute la semaine, j’ai dû m’abstenir de courir à cause de ce talon douloureux. J’ai enfourché un vélo tout terrain et je me suis improvisé une petite balade. Connaissant bien le BW et BVL ( Brabant Wallon et Brabant Flamand ) 🙂 , j’ai roulé du Dieweg vers la forêt de Soignes sous ce beau soleil et par une température presqu’orageuse. J’ai poursuivi par l’Arboretum, les étangs de Vossem, j’ai suivi le cours d’eau jusqu’à Leefdaal, bifurqué sur Overijse, prolongé vers La Hulpe, Waterloo, Lillois, Nivelles et Arquennes. Après avoir bu un coca chez mon fils, j’ai longé le canal jusqu’à Ronquières, monté vers Ittre, ( des côtes à 15%! ) , Braine-le-Château, Halle et je suis rentré juste avant la nuit tombante pour 115km de bonheur :) 

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Ca roule!

Comme ça, je pouvais garder une petite base de condition puisque depuis 21 jours, je n’effectue que 50km par semaine en courant. Samedi, la manche du BW àOttignies, en mode touriste. Surtout pour ne pas avoir mal. Je me devais de ne pas dépasser le 12 à l’heure. J’avoue que je n’en ai pas retiré du plaisir, même si les personnes que j’accompagnais furent charmantes. Dimanche, les foulées Axa où là aussi, je devais mettre le frein à main. Mais après 30 minutes , je rattrapais l’un ou l’autre ami, et notamment Gianluca d’Angelo avec lequel j’ai effectué une seconde moitié de parcours à 14 puis 15 à l’heure, finissant avec la scintillante Kelly Willis. Ces agréables accélérations allaient se payer cash, hélas! Comme la semaine précédente à Wavre, je boitais le lendemain.

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Je garde la carotte pour rester motivé….

Courir, écrire, rire et dormir ( 24 ) Année 2013, la plus dure….

Le 14 avril, j’ai le plaisir de courir le marathon de Rotterdam. Il y fait souvent beau, le public vous motive et le parcours est plat. J’y terminerai en 2h41, un super temps pour mon âge :)…. Une semaine plus tard, je décide d’accompagner Louise Deldicque à celui d’Anvers. Sceptique quand à ma capacité de récupération en sept jours, car je me suis bien rentré dedans en Hollande, j’avais prévu d’arrêter au 30 ou 35e si les crampes arrivaient. Etonné, j’ai pu terminer sans problèmes en 2h52 avec elle. Une grande première:  absorber deux fois cette distance mythique en si peu de temps avec de bons chronos…

Je continue sur ma lancée en finissant Bxl ( 20km ) en 1h11. De cette manière, j’arrive pour la 20e fois en autant de participations dans les cent premiers. Belle longévité! Très heureux!

Je préparais le mondial d’Ultratrail de Conwy, (77km) au pays de Galles , prévu pour juillet. Dès lors, comme dans le bon temps, j’accumule les semaines à 150 bornes et les longues sorties, telles le marathon nature de La Roche où j’arrive 2e à 1 minute du vainqueur. Je peaufine ce bel état de forme en accompagnant un ami à Torhout, ( encore sur le marathon ) ( 2h58 ). A quinze jours de mon déplacement avec la délégation Belge dont je suis nommé coach, me voilà plein de confiance. Seulement voilà: et ce n’est pas nouveau. Côté privé, tout bat de l’aile et dès lors, je ne vole plus réellement comme un avion mais je suis plutôt prêt à me casser la figure, ce que je constaterai d’abord à Conwy. Ce trail sur cinq tours identiques a été en tous points catastrophique pour moi. Au premier passage, je me sentais encore bien. Puis, j’ai dû adapter ma vitesse et accepter de me faire dépasser par tout-le-monde. De 20e, je passe à la 98e place sur…103! Je savais qu’un jour où l’autre il n’y aurait plus de miracle et je me suis trouvé, si pas quelques explications, du moins des suppositions: A 54 ans, mon planning a été trop exagéré ( 4 marathons en deux mois ). Je ne faisais même pas cela il y a vingt ans! Le trail technique ne sera jamais ma tasse de thé non plus. Courir un marathon à J-15 même si pour moi il a été facile ne m’a pas laissé assez de récupération. J’accumulais de la fatigue et j’aurais dû me ressourcer. Mais je suis généreux et je ne changerai probablement plus…

Et puis, j’ouvrirai une parenthèse mais pas bien longue. Depuis mai, je comprenais qu’il ne servirait plus à rien d’espérer quelque chose avec ma belle. J’ai vécu six ans de hauts et de bas, essuyant trop de refus, acceptant les ruptures les unes après les autres, sans broncher et ce fut une erreur. Aujourd’hui, avec un œil plus éclairé et l’esprit plus serein, je me dis  » comment as-tu pu accepter cela »? J’étais amoureux, Marc…tout simplement.

Au mois d’août, nous nous sommes promenés en montagne dans les Pyrénnées, sous haute tension. Elle devant, moi dix minutes derrière. On se revoyait en fin d’étape. Le matin, elle était pressée, moi j’avais envie d’arrêter le temps et de la prendre dans mes bras. Je la voyais au loin, son sac sur le dos, indépendante comme jamais. J’ai hurlé mon désappointement en buvant une tasse de café. Nous étions en complet désaccord…C’était la fin!

Je suis rentré seul en train et je me suis arrêté à Luxembourg chez mon pote José, pour repartir le lendemain vers Pampelune mais c’était peine perdue. J’ai marché sur les coquillages du chemin de Saint-Jacques , me doutant bien que je ne la croiserais plus, avant de rentrer chez moi, traversant la France trois fois en trois jours. Fin de cette douloureuse parenthèse… 😦😦😦

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Je mettrai quelques mois pour sortir la tête de l’eau…

J’ai encore couru le marathon de Valencia avec Gaétan Marsin en 3h15. Je n’avais plus envie de quoi que ce soit l’hiver qui a suivi. Vite que je vous raconte 2014…. je préfère une grenouille avec de bonnes cuisses qu’avec un cœur car ça me fait chialer… 😦😦😦

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Un cinquième marathon sur l’année…Qu’est-ce-que je m’en fiche! :-( 

Talon d’Achille

11 Juin

Mercredi passé, mon kiné, Vincent Poelman ( que je vous recommande, il travaille sur Uccle ) m’a fait des ondes de choc sur le talon. C’est hyper douloureux mais ça ne dure que trois à quatre ( longues ) minutes. Ces pressions successives et rapides à l’aide de son appareil permettent de décoller la partie de ma plante de pied enflammée et de le soulager. J’ai pu ainsi me promener sans soucis avec le Cépal en forêt jeudi. Une différence impressionnante. Je me disais que cette aponévrose plantaire guérirait vite. Samedi, j’ai couru le BW à Wavre, sur un parcours que j’apprécie beaucoup,  à travers champs bien souvent. A du 4’10, j’ai pu enfin me défouler car je tournais au ralenti depuis mon retour de Suisse ( sauf les 20km de Bxl ). En regardant ceux qui terminaient devant et derrière, ma course , pourtant en-dedans n’était pas si mauvaise. Très bon pour le moral🙂 )))

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La magnifique campagne Wavrienne…

Mais le lendemain, tout s’est réveillé. J’ai posé le pied sur la pointe, tant l’inflammation au talon devenait insupportable. Et je devais me déplacer à Watermael pour reconnaître un parcours en vue de notre 1er UTTWB, que nous espérons pour septembre. Mais il faut encore attendre la suite…les réunions avec le service des sports, l’échevin, la police et mettre un site en route. A suivre… Bref, je n’en menais pas large, mon aponévrose me faisait mal et la contracture à mon ischio s’est amplifiée, sans doutes pour compenser😦 (((( Alors, me direz-vous, ne cours pas et reste chez toi… Mais ça ne va pas, non?

Avec difficulté, j’ai guidé notre président François Borceux et Marc Evrard vers cette nouvelle version de notre tracé. Moyenne, 7 minutes au km, c’est tout dire… Mais tant que je ne sens pas une accentuation de la blessure, je trottine comme ça. Au bout de mes dix kilomètres , en partie dans les venelles ( que du bonheur ) , je suis rentré à Uccle, ai préparé mon sac pour reprendre le tram vers Schaerbeek . Sur la piste du Terdelt, se passent les interclubs vétérans Francophones avec sept divisions de six équipes. J’y ai vu toutes les têtes  que je connais depuis plus d’un quart de siècle dans une ambiance décontractée. Chaque année, je vois les mêmes, certains ont pris de l’embonpoint, d’autres se plaignent de blessure, certains de maladie, ça c’est moins drôle, un tel est grand-père, ça c’est mieux…. Bref, la vie dans tous les sens sur un tour de piste.

Je devais participer au 1500 mètres. Je me disais qu’avec mon boitillement, je serais doublé par les premiers. Que nenni! Par contre, je n’ai pu éviter la dernière place. J’arrive en six minutes et deux secondes. Côté douleur, je dois faire attention mais ça va. Et je me suis promis du repos dans les jours qui suivent. D’ici les vacances, aucune compétition, je ne peux pas. Trois quarts d’heure après, je double la distance et termine le 3000 en 11’57, soit plus vite que mon 1500🙂 )))) Bon dernier mais encouragé dans les tournants et les lignes droites, c’est sympa. Evidemment, ma manière d’avancer sur une jambe se remarquait….

Après cette longue journée qui s’est terminée beaucoup trop tard ( quelle perte de temps, quel chipotage, ces discussions entre officiels ) je me suis reposé dans mon chalet Calevoetois🙂 )))

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Le bonheur se lit sur les lèvres…

Courir, écrire, rire et dormir ( 23 ) Année 2012, un petit cent pour la route?

Cet hiver-là, nous organisons le premier Ecotrail de Bruxelles et je cherche des chemins forestiers avec Dennis Vandenbussche du côté de Tervuren. En courant, bien entendu. Je suis contrarié par de fortes allergies, nez et gorges encombrés. Gêné au niveau respiratoire, je trottine un peu derrière et j’essaie d’expectorer tout cela en expirant fortement. Là, un blocage complet, je deviens rouge au bout d’une dizaine de secondes, et je crois à un deuxième AVC, n’ayant pas le temps de me demander ce qu’il se passait. Je me souviens que cette demie minute a duré une éternité, je me voyais mourir et ma dernière pensée vint pour mes enfants que je ne verrais plus. Je n’ai pas eu le temps d’avoir peur, vraiment. Dennis est revenu vers moi à toutes vitesses, a tapé sur mon dos plusieurs fois, et j’ai repris possession de mes moyens, respirant à nouveau. Une grosse émotion après coup. Entretemps, des passants ont appelé une ambulance et d’urgence, j’ai fait des tests cardiaques. Finalement, une grosse frayeur et un cœur en parfait état. La grenouille peut encore bondir! Ouf!

Au mois de mars, je suis prêt pour un test de quatre heures à Stein, servant de sélection pour les mondiaux de 100km à Seregno , en Italie en mai. Il fallait accomplir 56km. Avec de bonnes jambes, je suis rentré avec 57,333km . J’ai fêté cela trois semaines après avec 2h43 sur le marathon de Lier et un titre de champion de Belgique des demi siècles🙂 )))

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C’est le Dé(Lier), je suis champion de Belgique!

La première quinzaine de mai, je l’ai passée à Chamonix, peaufinant ma forme. Mais avec difficultés. J’ai l’âge de mes artères, je souffre d’allergie assez régulièrement et bien plus grave, je traverse cette période en apprenant le décès de deux amies, toutes deux ayant mis fin à leurs jours. Et le séjour en montagne aura été fort douloureux😦 ((((

Je cours ce cent kilomètres concentré mais distrait. Parce que je pense à ces êtres chers, parce que je sens de plus en plus l’isolement dans ma vie amoureuse. Mais pour moi, courir c’est vivre, se bouger, se remuer, faire face. A Seregno, 40km au nord de Milan, j’ai néanmoins vécu un magnifique week-end. Milan est très beau, le lac de Côme sublime. Le parcours plat proposait 4 tours de 25km. A chaque fois, je voyais ces majestueuses Alpes. Après trois tours, les carottes étaient cuites, mais j’ai pu passer sous les huit heures ( 7h52 ) et je rentre chez moi vice-champion du monde des V50+ . Ceux qui me connaissent savent que je n’en ai rien à faire, je vis et je cours parce que c’est ce que j’aime et que ça m’aide à traverser cette brousse parfois désordonnée qu’est la vie. C’est mon yoga à moi🙂 )))

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Le lac de Côme, un rêve réalisé …

En juillet, je passe de bien tristes vacances au paradis Corse. J’avais prévu trois semaines sur l’île de beauté mais quand tu es seul au paradis, tu t’ennuies… et après cinq jours, j’ai changé mon billet retour.

Au mois de septembre, me voilà à Cracovie comme coach de l’équipe nationale de 24 heures. J’y accompagne des athlètes que je côtoie sur le circuit ultra. Sur un parcours de 2000m dans un parc, j’ai vu tournoyer le monde. Personne ne s’arrête, pas même en mangeant ( on marche ). C’est très surprenant, surtout la nuit. J’ai beaucoup de respect pour ces coureurs de l’extrême mais j’avoue ne pas comprendre toutes leurs motivations. Une expérience unique pour moi que ce mondial en deux tours d’horloge.

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La délégation Belge à Cracovie…

Une année fort remplie finalement, et très variée. Pour ce premier écotrail, j’ai chipoté une semaine durant, stressé de craindre ne pouvoir terminer le balisage de cette longue course de 82km. De plus, si de petits malins s’amusent à enlever ou déplacer les flèches, je pète un cable… J’étais beaucoup moins fatigué en Italie après ma course qu’ici en organisant. Pfffff!

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L’arrivée à l’Atomium? Ca me fout les boules….

A partir d’octobre, j’essaie de garder la tête hors de l’eau en participant successivement à trois marathons. D’abord sans entraînement à celui de Bruxelles. Un ami ne pouvant courir m’a refilé son dossard. Je suis passé au semi en 1h50 avant d’accélérer pour finir en 3h21 sur la Grand’Place.

Deux semaines après, je remets cela, et pour les mêmes raisons, je reçois un dossard suite à un désistement, à Rotterdam cette fois. 2h51, ça va mieux. Vingt-huit jours après, c’est Valencia et 2h44, toujours sans conviction, la tête ailleurs😦 ((((

Et ce n’est pas fini,  je me promène sept jours après à Olne Spa Olne pour 68km de réflexion. Quand vais je m’arrêter? Quand je serai mort, sans doutes, et encore…je sauterai de nuage en nuage…

Je termine cette année 2012 chez mon pote José au Luxembourg. Avec des amis, nous allons à Trèves, à la frontière Allemande participer à une corrida de 8km. Sur place , je me renseigne sur le parcours. Huit tours d’un km sur le piétonnier en plein centre ville me répond-t-on. Et mille participants. Sachant cela, j’appuie mon échauffement avec des déboulés de plus en plus soutenus. Il va falloir partir vite et rattraper les derniers, passer entre ceux-ci etc… Dès le coup de pistolet du starter, je me cale dans le groupe de tête. Nous sommes trois, puis quatre… Chacun a son tour prend la tête et gesticule 200m durant, faisant comprendre aux doublés que nous passons. C’est très dur comme exercice car il faut se démener, être attentif, zigzaguer, passer dans les « trous ». A l’entame du dernier tour, nous sommes encore trois. Deux jeunes trentenaires m’accompagnent. Je ne donne pas cher de ma peau, je suis à fond. L’un et l’autre me prennent 50 mètres et j’arrive troisième , très content. Cinq minutes après, je suis appelé au podium comme vainqueur. Je ne comprends pas. Après discussions, je reçois l’explication. Le gars censé gagner a continué un neuvième tour. Quand à celui qui devait être deuxième, il n’en a fait que sept! J’ai gagné le droit de vider un grand verre de cinq litres de bière sur le podium, mes potes ne se sont pas gênés pour y monter et goûter ce délicieux breuvage. Un cadeau du ciel que cette victoire, ma dernière sans doutes, et cela dans une période particulièrement difficile. J’aurais bien échangé cette victoire contre une 252e place à la Saint Sylvestre de Madrid. Mais il y a des choses qu’on ne choisit pas, d’autres le font à votre place….

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Olé !

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