Vacances, j’oublie tout…

21 Sep

Jeudi 1 septembre, me voilà enfin en vacances… Après un début de semaine difficile au travail, je suis enfin libre…pour quelques jours ! Avec Françoise et Juju, nous nous sommes dirigés vers Bruxelles-Sud, alias « Karelkoning » ou Charleroi pour  les puristes. La durée du vol me pousse à jouer ( et réussir ) des Sudoku’s pendant 2h30. L’avion a atterri à 22 heures locales, il fait chaud ( 30c ). Nous traversons la ville en bus de ligne, bondé de touristes pour la circonstance. Nous avons heureusement pu trouver des places assises parmi tous ces sacs à dos. Notre appart-hôtel se situe à 800m à peine de la mer. Nous faisons connaissance avec deux amis Français de Pascal, Etienne et Maurice, originaires de Vesoul, près de Besançon. A sept ( nos 3 amis+ Françoise, Christiane, Juju et moi ) , nous mangeons un bon petit plat grec pour trois fois rien. Le prix d’un repas ou d’un logement est à moins de 50% du montant demandé chez nous…

Vendredi 2 septembre, nous nous baladons le long du port avant de prendre un taxi 8 places qui roulera jusque Priona, au pied de notre première balade. Nous mangeons dans une auberge à 1000m d’altitude. Notre marche durera 3 heures sur une montée régulière avec de petites marches de bois fixées en travers de notre chemin, que nous devons grimper avec nos sacs de 10 kilos…Arrivés au refuge à 2000m, celui-ci n’a pas d’eau chaude pour une éventuelle douche. Ca tombe bien, on y passe deux nuits… L’accueil est très moyen, le gîte est gardé par des jeunes qui n’en ont pas grand-chose à faire…Dommage… Une meute de chiens nous salue dès notre arrivée…Non, non, je n’ai pas de biscuit ou de nonos…

Nous logeons dans le même dortoir et dormons relativement tôt, 21h30 locales au plus tard ( 20h30 Belges ) , pareil pour le lever à 6h30 Grecques…

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Superbe lever du soleil

Samedi 3 septembre, grimpette jusqu’au mont Olympe, sommet du pays à 2900 mètres, malheureusement caché par les nuages et également difficile d’accès. Il a fallu faire preuve de nos talents d’alpinistes sur ces rochers pointus, et rester très attentifs. Heureusement que j’avais deux sweat de rechange car la température est basse sur les hauteurs. La descente a été plus légère, par un autre flanc.

Dimanche 4 septembre, nous quittons enfin ce refuge peu accueillant et sans avoir pris de douche, ce sera pour dans quelques heures à l’étape suivante. A 6h30, le soleil se lève sur la mer que nous voyons plus bas. C’est magnifique ! Pascal a travaillé quelques mois pour nous préparer ce voyage et nous lui en sommes reconnaissants. De 2000m , nous passons à 2800m et longeons une crête d’où nous apercevons comme hier le sommet du pays. Mais là encore, les nuages cachent Olympe, à moins qu’elle n’ait pas voulu se montrer… Les Dieux  sont capricieux …

Un chien prénommé Roxy nous suit toute l’étape, c’est-à-dire 20km. Nous avons essayé de le chasser mais cette brave bête voulait de la compagnie.

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Le village où nous arrivons en fin de journée s’appelle Kokinopolis ( à ne pas confondre avec le cinéma ou le commissariat du coin ). Il n’y a pas grand-chose à voir, notre hôtel ou encore un petit restaurant sur la place centrale « où je n’ai pas trouvé mieux que ce lopin de terre et un vieil arbre planté au milieu » ( Bonjour à Francis ☺ ) Au repas du soir dans ce petit hôtel, nous sommes les seuls sur la terrasse à admirer dame nature qui joue la fausse timide en se cachant derrière les montagnes à la tombée du jour….

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Coucher de soleil, tout aussi superbe

Lundi 5 septembre, le même taxi, et le même chauffeur nous emmènent plus au nord, à la frontière Albanaise, dans le parc naturel de Pindos. Très bel endroit avec de nombreux sommets à 2000m. Nous arrivons au bout de trois heures à Vitsa. Nous descendons devant un hôtel tellement beau que je ne crois pas qu’il nous est destiné. Mais c’est le bon ! Sur la place centrale, 3 super platanes dont un âgé de 200 ans, soutenu par des béquilles, ce vieux et respectable Monsieur… Nous mangeons presque tous les jours le même repas et ça ne me lasse pas : salade Grecque, viandes de porc et d’agneau , fromage de brebis, melon ou pastèque. Je fais la connaissance de Maria, qui travaille là et j’en tombe presque amoureux, le charme des lieux m’aidant à me laisser aller…

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Le lopin de terre et le vieil arbre planté au milieu…

Avec Pascal, j’entame une promenade digestive de 2h30 en allant vers les gorges via une solide descente pavée qu’empruntaient les marchands il y a bien longtemps…Je me change en coureur  dès le retour et je pousse quelques accélérations sur route dans la montée qui va vers le village suivant… Puis, notre délicieux repas proposé par la ravissante Maria…

Mardi 6 septembre, il a violemment plu la nuit, l’orage m’a réveillé à trois heures. Je me suis précipité vers le jardin pour sauver nos linges qui séchaient mais la cour était fermée à clé et j’ai dû attendre le lendemain pour aller chercher mes slips, rincés au moins une dizaine de fois ( ils étaient propres ) ☺

Toute la journée, c’est-à-dire huit heures durant, nous avons marché sous la pluie, ce n’était pas toujours drôle et long dans la tête. Aucun d’entre nous n’avait de quoi se changer. Tout humides, nous sommes arrivés à Micro Papigo où enfin nous pûmes nous doucher, changer et dès qu’un tee-shirt était sec, pouvoir le mettre sur le dos…

Mercredi 7 septembre, madame la pluie ne s’arrête pas. Mieux, entre 8 et 9 heures, Zeus se fâche et nous envoie des litres sur la tête. Heureusement, après avoir bien ri, il s’est calmé et nous a laissés monter jusqu’au refuge Astraka à 2000m. Une fois nos sac à dos déposés, nous nous sommes baladés en tenue plus légère jusqu’à un petit lac et une vue sur l’Albanie face à nous. Nous profitons de la clémence des Dieux locaux car le lendemain, ça allait être pire.

Jeudi 8 septembre, la Grèce, le soleil, la bronzette…oublions tout ça ! Il a plu en trois jours ce qu’il pleut en trois mois ici… Dans ce refuge, nous sommes pratiquement seuls et malgré les rafales de vent, Eole s’est manifesté nous soufflant dessus, parfois à cent à l’heure, nous sommes partis dans le but d’atteindre le sommet du parc naturel à 2500m. Mais Juju et moi, découragés par ce temps qui n’en est pas un de vacances, sommes vite retournés à l’abri, utilisant les jeux de société pour passer le temps en attendant le retour de notre bande des cinq, trempés et refroidis.

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King Cr’éole se manifeste !

Devant le poêle, nous retrouvions du linge un peu partout, nos amis ayant eu bien du mal à faire remonter leur température corporelle…

Vendredi 9 septembre, on râle, on râle…mais attendez que l’on soit de retour en Belgique. Comment, il y fait caniculaire ? Merci pour l’info ☺  Il nous reste une seule étape mais looooooongue… Nous comptions sur sept-huit heures, mais ça c’est pour les optimistes. Le chemin emprunté a été très technique et j’ai même perdu le contrôle de mes nerfs dans une descente caillouteuse à plus de 30%. Zeus m’aura entendu mais n’a pas éclaté en coup de tonnerre, nondidjaaaaa ☺

Au lieu d’arriver au lieu de rendez-vous dans le village prévu à 15 heures, nous y étions à 18h30. Heureusement, le chauffeur de taxi, compréhensif a dialogué dans un parfait Anglais et l’ambiance détendue nous a fait piquer un petit somme chacun à son tour. Pour quitter la montagne, toutefois, il a fallu zigzaguer, des rochers étant tombés sur la route un peu partout. Ce n’est qu’au bout de 90 minutes que nous avons pu prendre l’autoroute en toute sécurité. Nous nous sommes arrêtés pour manger une pitta à 3 euros ( c’est le prix là-bas ) et ce n’est qu’à 1 heure du matin que notre taximan nous a déposés à l’hôtel.

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Le problème, quand on est sept, c’est qu’il y a toujours un manquant ( celui qui fait la photo ) 

Samedi 10  septembre, tôt levés, car l’avion nous attend, petite promenade le long de cette petite plage mal entretenue  à Thesalonique. Nos amis Français partent une heure avant nous, et nous atterrissons à 14 heures à Bruxelles-le-roi-sud !

Tout-le-monde semble pressé : Christiane qui doit…travailler, Pascal qui va participer à un trail ( quelle idée ) ! et moi-même qui doit baliser le parcours de notre UTTWB, course club que nous organisons à Watermael-Boitsfort dans les parcs et les venelles. Nous remercions, Juju et moi Françoise pour la navette Bruxelles-Charleroi-Brussel…

Ma journée n’est pas terminée, je prépare mon sac à dos et y jette tous mes outils , je rejoins Luc Rotsaert qui m’aidera pendant quatre heures à flécher ces 10km à toutes vitesses. Je me suis tellement précipité que j’en ai eu de l’arythmie… :-(

Le lendemain, dimanche 11 septembre, dès 8 heures du matin, en compagnie de François Stockmans , nous avons accentué ce balisage avant la course prévue à 10h30. Ce n’est pas tout : lui comme moi, sommes montés sur notre cheval de fer respectif pour précéder la course. Après celle-ci, débalisage et enfin, un peu de tranquillité … Zut alors, moi qui me croyais en vacances…

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Petite balade sur mon cheval de fer…

Mardi 13 septembre, date hyper importante, because ce sont les 30 ans de nos jumeaux, Ivan et Alex ☺ Je les verrai ce WE… Mes petits jumeaux, que je prenais dans les bras en faisant une sieste, Juju nous regardant tendrement… Bouhouhouuuu !!!

Et la semaine de boulot qui a repris, sur des chapeaux de roue. Moi qui me plains de m’ennuyer, je reconnais que je n’ai pas connu de temps mort depuis mon retour… A part les soirées, où je me morfonds avant de tomber dans les bras de Morphée… Toujours aussi stressantes ces soirées seul devant la TV ou le PC :-(

Heureusement que chaque mardi et jeudi, je m’occupe d’un groupe au club et nous courons tous ensemble, je conseille et ça conserve ma jeunesse…un rien éloignée…

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Jeudi 15 septembre, j’ai vu mon cardiologue pendant deux heures. Il m’a expliqué la manière dont l’intervention du 17 octobre va se passer. Il s’agira d’introduire dans une veine de la cuisse un mini cable muni d’une caméra et d’un laser, il le montera jusqu’à l’oreillette et brûlera par points microscopiques les endroits provoquant de l’arythmie de plus en plus régulièrement chez moi. Il empêchera ainsi le sang venant des veines pulmonaires de passer à cet endroit délicat , celui-ci passera sur les côtés. La magie du 21e siècle ☺

Samedi 17 septembre, François et Gaétan m’ont invité pour une longue sortie de 30km. Je sais d’avance que je prends des risques avec mon pied gauche. Depuis quelques mois, je ne sais pourquoi, je boitille de plus en plus fort. C’est très léger mais je perçois ce défaut même en marchant et à la longue, le dessous de mon pouce du doigt de pied chauffe. Pendant 20km, ça a été…les 5 suivants, c’était fort douloureux, les 5 derniers, je les ais marchés, laissant mes compagnons rentrer en courant. Heureusement, il ne pleuvait pas. Mais je dois faire une croix sur le marathon de Cologne auquel je tenais à participer, même en 5 heures, comme à Copenhague pour les mêmes raisons. Mais ce frottement devient insupportable. Je préfère participer au relais de 4x10km sur le parcours du marathon, et je boirai de l’eau de Cologne pour me consoler…

Ce mercredi, je vois mon neurologue et je lui parlerai de ce que j’appelle moi-même un résidu d’avc, sans savoir de quoi je parle réellement. Ce défaut peut bien être la suite de l’épine calcanéenne que j’aie eue voici plus d’un an. On devient vieux ☺

A suivre…

Dimanche 18 septembre, ah, la famille…rien de tel pour comprendre ce qui est important et superflu… Nous avons mangé au bélier, restaurant à Nivelles, nos fils , leur maman, Juju, la compagne d’Ivan et moi… Un bon moment qui rappelle que le noyau familial est le ciment de nos vies… ☺

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La famille d’abord 

J’ai tapé cet article un peu à la va-vite, avec des « être et avoir » un peu partout, je ne me suis pas soucié  de peaufiner , mieux détailler cette quinzaine, j’ai trop à faire en peu de temps. Tiens, dès demain, je balise le parcours de l’écotrail de Bruxelles, une autre histoire….

A la semaine prochaine, vacances j’oublie tout mais très vite la machine se remet en route. A quand les prochains congés ??? Aaaaargh ! ☺

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Courage, c’est bientôt les vacances ! Plus que onze mois et quelques jours 

Courir à 122 à l’heure …

29 Août

La semaine passée, le soleil nous a bien grillés  Je ne m’en plaindrai pas. Nous avons pleuré pendant des semaines, autant de larmes que de gouttes tombées du ciel,  pour supplier de la lumière et de la chaleur, et nous voilà récompensés au centuple…

Week-end sportif, comme d’habitude, qui a commencé par une sorte de duathlon en duo pour Juju et son proprio  avec à son programme 5km de course dans tous les sens dans le parc de la Woluwe et 28km à travers la forêt de Soignes. Et ils se sont classés 3e équipe mixte. Ca c’était son échauffement… L’après-midi, la manche du BW à Gastuche dans une fournaise de 35c. Participer à une course dans ces conditions n’est vraiment pas recommandé si l’on y va à fond. Mais…la passion nous rattrape vite et je serai le dernier à jeter la pierre sur laquelle je trébuche tous les sept jours.

Sept membres du team jaune et bleu y ont mouillé leur maillot.

Je m’étais déplacé du côté de Wavre avec mon proprio ( pas celui de Juju, vous suivez ? ) pour distribuer des folders UTTWB et pour partir ensuite avec Taha Fadoul vers Vossem car il est inscrit aux deux challenges ( BW et Loopcriterium ) et participe aux deux compétitions. Plus on est de fous… ( Vous suivez toujours ? )

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La vie à cent vingt-deux à l’heure…

 Mais comme nous n’avions qu’une heure entre la fin de la première course et le début de la deuxième, nous sommes allés du côté de Tervuren sur la E411 à du 120, 121, 122 à l’heure, sur la bande de gauche ( évidemment ) , passer le carrefour Léonard et les quatre bras à toute allure pour se parquer à côté de l’église et courir nous inscrire alors que tout-le-monde attendait au départ. Un grand moment…. Dans la confusion, j’ai même un instant oublié qu’il me fallait un dossard. Deux-trois pas d’échauffement pour faire pipi dans un coin et nous voilà partis pour deux tours de 5,5km le long d’un étang et d’un ruisseau.

Mon objectif était, si possible un podium en V2 car le niveau de ces courses dans le Brabant Flamand me permet cet espoir. Je ne suis pas en super forme mais en bonne condition. Néanmoins, le premier tour, je dosais mes efforts et malgré moi, vu la chaleur, je ne pouvais plus accélérer.

Dirk Logghe  m’a dépassé après la mi-parcours et je suis allé chercher Paul Van Campenhout, KO à cause d’une première boucle trop rapide. Deuxième V2 donc, ça fait plaisir !

datauri-file222.gifUn sympathique podium

Alain Iwens m’a fait part que le soir, il y avait encore un jogging dans le centre de Leuven. Dans l’euphorie, l’envie de partir 15km plus loin m’a effleuré l’esprit. Mais soyons raisonnable. Un peu, tout-de-même , à mon âge…

Julie qui double duathlon et BW, Taha qui multiplie BW par Vlaams-Brabant, que d’épreuves à l’heure actuelle. Et trop de courses tuent la course, je prédis un essoufflement collectif pour les années qui viennent car non seulement l’on vous propose 10 rendez-vous le vendredi, le double le samedi et plus le dimanche, l’on vous suggère l’une ou l’autre organisation en semaine maintenant, et ça ne devient plus une exception, les prix montent jusqu’à 40 euros parfois pour un simple 10km, c’est bien plus cher que la voiture ( mais moins polluant, je le concède ) A cela, on ajoute des spartacus et autres multi-épreuves , c’est de la folie… Enfin, tant qu’il y a des demandes…et le portefeuille… La crise ? D’adolescence , peut-être… 

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Courir, c’est vivre !

Jeudi, je m’envole, je m’évade, je me balade…pour une dizaine de jours, de gîte en gîte avec six amis dans les environs du mont Olympe , sur les hauteurs de Salonique, en Grèce… Je vous raconterai tout cela dès mon retour… A bientôt !

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Les pieds en iii  « Grec » 

 

Chaud week-end!

25 Août

Samedi, je suis allé à Nil, au centre du centre de la Belgique pour participer avec ma chienne , Ezra tranquillement à la manche du challenge BW. Sur place, Célia, la fille de Mathieu m’a proposé de s’en occuper et finalement, j’ai couru aux côtés de Julie durant cinq kilomètres. Passé l’autoroute, j’ai accéléré malgré la chaleur et doucement, l’euphorie du coureur m’a envahi. Cette adrénaline qui fait de vous quelqu’un d’irrésistible ( hum ! ) , tout-à-coup, m’a plongé dans un bain de bonheur, dépassant bien une petite trentaine de concurrents, et cela sans effort. Du dopage naturel 

 A l’arrivée, j’ai distribué 300 folders pour notre course, l’UTTWB, deuxième édition.

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Une course originale☺

Un trail urbain, avec 150 marches, des venelles, des parcs à traverser, des bosses et des fosses, où je vous invite joyeusement.

Nous étions onze membres de Training 7 pour ce jogging. Après course, nous avons pu nous détendre devant une bonne bière et un paquet de frites bien gras 

De retour chez moi, j’ai pris Ezra tout contre ma poitrine, fifille devant retourner chez sa maîtresse après six mois d’amouuuuuur…

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Wouhouhouuuuu, on s’amusait bien !

Etre habitué à un animal de compagnie crée progressivement des liens. Le chien devient votre enfant et vous redevenez papa  J’avais du mal au début pour caser trois promenades quotidiennes mais progressivement, le bonheur de partager avec cette bête ( qui ne l’est pas ) a pris le dessus. Que du plaisir de la voir se démener dans l’eau , quelle joie de courir à ses côtés avant qu’elle ne pique un déboulé à la Bolt, pour me recroiser dans le sens opposé toute heureuse…

Le dimanche, un petit vide : pas de promenade matinale, plus d’enfant 😦 Alors, pour me changer les idées, je suis allé…courir un petit 10km à Wemmel, sous forme de trois tours où l’on traverse deux parcs, où l’on passe sur des petits ponts de bois, glissants pour l’occasion car il a plu, des petits chemins sinueux, et l’une ou l’autre bosse… Mes jambes étant impeccables, l’élasticité de mes vingt ans retrouvée, j’ai pu « jouer » en dosant mon effort pour arriver dixième. Pas encore usée , la grenouille…

 Les nouvelles télévisées ne sont jamais réjouissantes. D’ailleurs, quand une personne est heureuse, il n’y a pas de sujet sur elle, c’est trop banal. Ca devrait pourtant se faire. Le journal partagerait  catastrophes et réjouissances, ce serait déjà un peu mieux… Personnellement, je n’ai pas envie de lire qui est mort et comment, ni de connaître les détails morbides du crime parfait, je ne m’intéresse qu’aux gens vivants. Je suis évidemment sensible aux cinquante morts en Turquie, lors de ce mariage où un kamikaze s’est fait exploser, je suis désolé quand une catastrophe, comme ce tremblement de terre en Italie fait de nombreuses victimes. Mais je pense qu’on ne souligne pas qu’il existe AUSSI des gens heureux. Je suis conscient que chaque jour tout peut basculer, je devine la douleur que peuvent vivre actuellement de nombreux malheureux, mais je ne peux trop m’émouvoir car si je ne mets pas de barrière, je peux me mettre à pleurer, tant la misère nous côtoie.

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Gardons l’humour, c’est mieux que le chagrin. Ca ne nous empêche pas d’être sensibles…

Voilà, j’ai terminé pour cette semaine, mercredi je m’envole pour la Grèce, pays que je n’ai jamais visité. Une balade de dix jours entre amis sur les hauteurs de Salonique me permettra de me ressourcer et de bronzer…

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C’est pour  bientôt ! 

Passez une excellente semaine..

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L’ennui est le meilleur ennemi de l’homme

16 Août

L’ennui est le meilleur ennemi de l’homme. Quand il ne trouve pas ce qu’il cherche, il fait des bêtises ☺  Les miennes sont plutôt sympa : au lieu de me morfondre devant mon PC ou ma TV, je me déplace ( parfois trop ) à diverses courses, quitte à perdre des plumes, je volerai moins vite et moins haut, mais en compensation, j’aurai vu mes amis, les amis de ceux-ci et ainsi de suite. C’est toujours mieux que Facebook, ses « like » et tout ce qui part en vrille de tous côtés…

Je ne cours pas trop ces dernières semaines, mais je m’amuse et là est le principal. Pour les raisons évoquées ici plus haut, je me suis déplacé vendredi à Denderleeuw, pour une course de 10km qui me tentait car elle proposait 4 tours de 2,5km. Ca permet de doser son effort, y voir les éventuelles difficultés, couper court dans certains tournants, cela afin de s’amuser un maximum et gagner du temps avec la tête plutôt que les jambes.

J’avais évalué mon niveau à 4’00/km. Je pensais également que vu les résultats de l’édition 2015, je serais dans les pieds de mon ami Jean-Paul Praet. Sur 100km, il a compté dans ma décision de me consacrer à cette ultra distance plutôt qu’au marathon où je stagnais à 2h25 à 35 ans. Il était temps de changer. Et j’ai commencé quand Jean-Paul a arrêté, et donc, nous n’avons pas pu nous mesurer. Il m’a un jour répondu en me charriant que ce n’était pas nécessaire. (  ) En effet, si je m’honore d’un 6h28 et 15,5km/h, mon ami Flandrien a, et plusieurs fois terminé son cent bornes en 6h15, donc 16 à l’heure… Avis aux amateurs.

A présent, le meilleur ultramarathonien Belge de tous les temps a soixante ans mais court encore à du quinze à l’heure, sur le dixième de la distance, sans se casser la tête. Et dans cette soirée sportive, il m’a damé le pion. Après un tour, nous étions encore plus ou moins ensemble, mais progressivement, je me trouvais à cinquante mètres, que je n’ai jamais pu refaire.

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Jean-Paul victorieux à la nuit des Flandres

A peine douché, j’ai repris le train et trois quart d’heure plus tard, j’embrassais mon chien 

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 Une bonne partie du week-end a été consacrée aux jeux olympiques et à la belle victoire de Nafissatou Thiam, aussi jolie qu’élégante, aussi gentille que brillante…

 En état de grâce, Nafi 

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 Et le lundi, que faire ? Ben , courir , voyons ☺  

 Comme il a fait beau ( ce qui est rare en Belgique J ) , j’ai décidé de rouler jusque Zaventem, de participer au semi et de revenir en souplesse sur deux roues… L’idée de terminer en 1h30 me paraissait raisonnable, même si la fatigue de Denderleeuw pouvait me jouer des tours, il n’y a sommes toutes que 65 heures entre les deux courses.

J’ai pris du plaisir, « lunettes de star » sur le nez et casquette sur la tête, en restant dans un petit groupe de six jusqu’à cinq kilomètres du centre de la commune où j’ai accéléré et je l’ai payé dans le dernier kilomètre, me faisant rattraper ( et dépasser ) par deux dames   pour rallier l’arrivée en 1h27, ce qui sommes toutes n’est pas si mal, au vu des circonstances et notamment de la chaleur du jour.

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Ne nous fions pas aux apparences, j’avais du mal à suivre cette brave dame 

 De retour chez moi, je peux être heureux de ce long week-end sportif, à l’extérieur comme devant l’écran et les jeux de Rio. Je vais essayer d’entretenir la condition physique et ne pas trop être en retard car je compte bien affronter mes adversaires quinquagénaires dans les cross boueux dès le mois de décembre. Mais entretemps, je serai passé dans les mains du cardiologue pour qu’il me remette les minutes et les secondes en place car de temps en temps, mon petit cœur m’annonce n’importe quoi 

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J’adore les bains de boue… et l’eau !  ☺

L’ennui est le meilleur ennemi de l’homme… et je pense à ces petits vieux ( bien plus âgés que moi ) qui n’ont pas tous l’air heureux. Si un bonjour peut leur rendre le sourire, j’ajouterai : « comment allez-vous » , et notre journée sera bonne 

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Un âge « Canonix »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La parenthèse tant attendue…

9 Août

Un point c’est tout !

Coucou, me revoilou ! Plus de douze mois sont passés, j’en avais marre de raconter mes états d’âme, je craignais que tôt ou tard, on ne me connaisse que comme  « la grenouille au cœur de chou  »… et c’est un peu vrai d’ailleurs… Quand je raconte ma semaine sportive, ça va… Quand j’ajoute quelques pointes d’humour, c’est mieux, mais quand je partage le vide devant lequel je me trouve, quelques ami(e)s bien intentionné(e)s m’ont fait comprendre qu’il valait mieux tourner la page. Ce que j’ai fait, je ne lis plus le recto de ma vie, je commence une feuille blanche au verso 

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Fini de pleurer, oui ?

Un point 7 août !

C’est un peu par hasard d’ailleurs que j’ouvre ce tout nouveau livre à cette date. Si, si… Il n’y a pas de quoi rappeler 2013, Saint-Jean-Pied-de-Port et tout le reste, j’ai dit : c’est fini !   D’ailleurs, je baptise cette petite ville Pyrénéenne Saint-Jean-Pied-de-Nez…

Tout comme Chat Monique où je me suis éclaté pendant douze jours, grimpant aux sommets de ma vie, bondissant dans les descentes de l’autre côté du col, quatre jours avec le groupe trail du RCB d’abord, avec ma Juju une semaine durant ensuite… Nous avons eu du bol, peu ou pas de pluie, si ce n’est qu’un orage à 17 heures, rinçant les 10000 habitants ( 60000 avec les vacanciers ) une bonne demie heure, avant que Madame soleil ne nous remette une couche de bronzage…

Notre séjour sportif a été entrecoupé par une superbe journée lumineuse, le « télé-féerique » nous transportant à l’aiguille, puis au pic du midi à plus de 3800 mètres. Là-haut, nous touchions ( presque ) le chapeau de cette grande dame au manteau blanc, voisine pour cet après-midi enchantée, nous effleurions les crevasses toutes proches, touchions du bout du doigt l’Italie avant de revenir vers cet inoubliable point de vue…merci, Madame 

Les jours suivants, les promenades se sont succédées entre le lac d’Emosson et Saint-Gervais où le tour de France cycliste a transité. J’en ai profité pour voir passer le maillot jaune : Froome-Vroum !☺

Après, ce fut plus laborieux : retour à l’aéroport de Genève avec le croisement des juilletistes et aoûtiens dans une débordante cacophonie. Ce n’est hélas pas tout : le lendemain, dame nature nous habillait de son manteau gris, pleurant de plus belle au-dessus de la capitale…

Il a fallu reprendre le travail, accepter qu’avant de partir mon chien ne me tire la gueule, ne comprenant pas pourquoi je m’absente alors que je pouvais jouer avec lui… 

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Il m’aime…

En compensation, j’ai emmené mes ouailles dans la forêt , le groupe commençant sa préparation pour le marathon de Cologne, j’ai participé à Duisburg à la Mutotoloop vendredi et j’ai passé un dimanche au Longchamp. Pas la piscine avenue de Fré, pas non plus l’hippodrome Parisien, même si j’ai galopé entre les chênes pour me libérer des miennes ( les chaînes ) Très drôle !  Les feintes du père.be 

En ce qui concerne mon état de forme, je suis toujours un peu coincé : mon pied gauche ne restant pas droit ( sans rire ) , une sorte de compensation mécanique m’empêchant de développer une foulée naturelle et décontractée au bout d’un moment, toujours suite à cette épine calcanéenne qui s’est manifestée il y a un peu plus d’un an… Et pour mes problèmes de cœur ( les vrais ), les crises d’arythmie devenant de plus en plus régulières, j’attends des nouvelles de mon cardiologue qui me proposera une date pour une petite intervention, sans doutes en octobre. Après, je pourrai, je l’espère participer aux cross avec une totale liberté 

Mes 60 balais approchent doucement mais sûrement ( merci de me le rappeler ) , je projette une petite balade de 700km entre Chamonix et Venise pour fêter ça  , visitant tous les grands lacs Alpins Italiens. Ce serait en principe pour juillet 2018… A suivre…

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Bientôt….

 Enfin, si mes écrits vous plaisent, postez un petit mot, si ils vous déplaisent, mettez-y un grand coup de gueule…dans les deux cas, j’aurai de vos nouvelles 

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Le lac Blanc

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Bonjour, Madame…

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Récupérer entre deux balades 

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Une lumière extraordinaire…

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D’abord bien manger…

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Puis dormiiiiiiiir…

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Le lac d’Emotions…

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Le Chat-Monique ! 

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Plus qu’une fois dodo…et c’est le retour…

Vieillir, construire, séduire et embellir …

22 Juin

Je reste toujours en attente… Je n’ai pas couru de la semaine et c’est la raison pour laquelle je souhaite guérir en deux mois plutôt qu’en deux ans…Si je dois soigner mon talon, c’est maintenant… J’exagère… Mais il ne faut pas jouer avec ses propres pieds puisqu’il s’agit de cela: soit une aponévrose, soit une fracture de fatigue…mais je ressens les symptômes de la première douleur bien nommée. Avec une fracture, je ne pourrais pas courir du tout.

Samedi, c’est au dernier moment que je me suis décidé, vers 13h15. Baisy-Thy n’est pas si loin. Seule interrogation, c’est la traversée du champ de bataille de Waterloo. En effet, je m’y suis déplacé en vélo en espérant ne pas croiser un boulet de canon… J’ai pris par Alsemberg, Braine l’Alleud et son lion…Il n’y avait pas de public à 14 heures. Et je me suis inscris à la manche du BW, longue de 13,8km. J’ai pu mieux apprécier ce parcours que j’effectue généralement à toutes vitesses, ne m’apercevant pas des beaux chemins de prairies, des bois traversés.  Cette fois-ci, j’ai tout vu! Mais à du 7’30/km. J’ai eu quand-même difficile quand je mettais le pied dans un trou ou sur un caillou… Prudence!

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Baisy-Thy, bornes pleines!

Sept membres du team y ont participé, Adrien et Louise gagnent J  Juju, en mode mineur termine 7e dame. Mais quel bonheur de la voir s’amuser… Ma plus belle victoire 🙂🙂🙂

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Tout va bien, mon Daddy 🙂

J’ai bien mouliné pour rentrer, histoire d’évacuer un peu cette frustration de ne pouvoir en faire plus. Dimanche, pareil, mais c’était moins loin: à Auderghem pour la Maxou-course, en l’honneur de ce jeune garçon qui l’an passé est tombé à côté de son trampoline à Saint-Julien Parnasse et le voilà tétraplégique à 18 ans à peine! Mais quelle leçon de courage! Et c’est mon ami François qui s’en occupe, comme il soigne toutes les personnes accidentées…Honneur à lui également 🙂

J’ai roulé devant la course, sur un très beau parcours en forêt de Soignes, j’ai seulement dû faire passer le vélo sous les barrières, en traversant les sentiers interdits à ceux-ci ( Ouuuuuh! )

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Gilou et Maxou 🙂

Finalement, j’ai encore un peu roulé dans la forêt pour rentrer, histoire de me fatiguer un tout petit peu 🙂

Courir, écrire, rire et dormir ( 25 ) Années 2014 et 2015, je vieillis enfin 🙂

Après un difficile hiver, j’essaie de monter de niveau. Mais quand je m’entraîne quelques semaines d’affilée, je m’aperçois que j’arrive à peine à seize à l’heure. Ca ne me chagrine pas du tout mais j’essaie de retarder la descente à quinze, quatorze, treize ….

Je vais à Rotterdam avec l’idée de terminer en 2h50. Mais très vite, je m’aperçois que ce sera difficile. Louise Deldicque n’étant pas loin derrière, je ralentis quelque peu et l’accompagne pour 2h55, c’est mieux que rien… Quinze jours après, je suis sur la même distance mais à Düsseldorf. Là aussi, après 5000 mètres, j’attends Sandra Haulait. Nous finirons en 3h09’59🙂 )))  Enfin, en octobre, j’essaie de garder le 15 à l’heure à Francfort. Mais après 30km, jambes de plomb. Au 35e, je passe devant notre hôtel et je ferme les yeux pour ne pas abandonner. Mais je termine quand-même. Je me console avec les 2h39 d’Oli et Marc🙂 )))) 

Je continue avec cette année. Je me « contente » de 100km/semaine et 6 sorties. A Alost en janvier, sur un 12km dans les piétonniers du centre, je retrouve des sensations et je passe sous les 3’40 de moyenne. A Erps-Kwerps aussi, le lundi de Pâques, je cours à 16,5 à l’heure. Tout récemment, j’ai le bonheur de participer à la Juracime en Suisse. La suite, ce sont d’abord mes vacances et revenir frais mentalement et physiquement. Je vieillis enfin, et je ne peux qu’être heureux d’avoir retardé le processus…

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Vieillir, construire, séduire et embellir…peut-être à mon retour?

A bicyclette ….

16 Juin

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Vendredi passé, je ne tenais plus en place. Toute la semaine, j’ai dû m’abstenir de courir à cause de ce talon douloureux. J’ai enfourché un vélo tout terrain et je me suis improvisé une petite balade. Connaissant bien le BW et BVL ( Brabant Wallon et Brabant Flamand ) 🙂 , j’ai roulé du Dieweg vers la forêt de Soignes sous ce beau soleil et par une température presqu’orageuse. J’ai poursuivi par l’Arboretum, les étangs de Vossem, j’ai suivi le cours d’eau jusqu’à Leefdaal, bifurqué sur Overijse, prolongé vers La Hulpe, Waterloo, Lillois, Nivelles et Arquennes. Après avoir bu un coca chez mon fils, j’ai longé le canal jusqu’à Ronquières, monté vers Ittre, ( des côtes à 15%! ) , Braine-le-Château, Halle et je suis rentré juste avant la nuit tombante pour 115km de bonheur :) 

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Ca roule!

Comme ça, je pouvais garder une petite base de condition puisque depuis 21 jours, je n’effectue que 50km par semaine en courant. Samedi, la manche du BW àOttignies, en mode touriste. Surtout pour ne pas avoir mal. Je me devais de ne pas dépasser le 12 à l’heure. J’avoue que je n’en ai pas retiré du plaisir, même si les personnes que j’accompagnais furent charmantes. Dimanche, les foulées Axa où là aussi, je devais mettre le frein à main. Mais après 30 minutes , je rattrapais l’un ou l’autre ami, et notamment Gianluca d’Angelo avec lequel j’ai effectué une seconde moitié de parcours à 14 puis 15 à l’heure, finissant avec la scintillante Kelly Willis. Ces agréables accélérations allaient se payer cash, hélas! Comme la semaine précédente à Wavre, je boitais le lendemain.

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Je garde la carotte pour rester motivé….

Courir, écrire, rire et dormir ( 24 ) Année 2013, la plus dure….

Le 14 avril, j’ai le plaisir de courir le marathon de Rotterdam. Il y fait souvent beau, le public vous motive et le parcours est plat. J’y terminerai en 2h41, un super temps pour mon âge :)…. Une semaine plus tard, je décide d’accompagner Louise Deldicque à celui d’Anvers. Sceptique quand à ma capacité de récupération en sept jours, car je me suis bien rentré dedans en Hollande, j’avais prévu d’arrêter au 30 ou 35e si les crampes arrivaient. Etonné, j’ai pu terminer sans problèmes en 2h52 avec elle. Une grande première:  absorber deux fois cette distance mythique en si peu de temps avec de bons chronos…

Je continue sur ma lancée en finissant Bxl ( 20km ) en 1h11. De cette manière, j’arrive pour la 20e fois en autant de participations dans les cent premiers. Belle longévité! Très heureux!

Je préparais le mondial d’Ultratrail de Conwy, (77km) au pays de Galles , prévu pour juillet. Dès lors, comme dans le bon temps, j’accumule les semaines à 150 bornes et les longues sorties, telles le marathon nature de La Roche où j’arrive 2e à 1 minute du vainqueur. Je peaufine ce bel état de forme en accompagnant un ami à Torhout, ( encore sur le marathon ) ( 2h58 ). A quinze jours de mon déplacement avec la délégation Belge dont je suis nommé coach, me voilà plein de confiance. Seulement voilà: et ce n’est pas nouveau. Côté privé, tout bat de l’aile et dès lors, je ne vole plus réellement comme un avion mais je suis plutôt prêt à me casser la figure, ce que je constaterai d’abord à Conwy. Ce trail sur cinq tours identiques a été en tous points catastrophique pour moi. Au premier passage, je me sentais encore bien. Puis, j’ai dû adapter ma vitesse et accepter de me faire dépasser par tout-le-monde. De 20e, je passe à la 98e place sur…103! Je savais qu’un jour où l’autre il n’y aurait plus de miracle et je me suis trouvé, si pas quelques explications, du moins des suppositions: A 54 ans, mon planning a été trop exagéré ( 4 marathons en deux mois ). Je ne faisais même pas cela il y a vingt ans! Le trail technique ne sera jamais ma tasse de thé non plus. Courir un marathon à J-15 même si pour moi il a été facile ne m’a pas laissé assez de récupération. J’accumulais de la fatigue et j’aurais dû me ressourcer. Mais je suis généreux et je ne changerai probablement plus…

Et puis, j’ouvrirai une parenthèse mais pas bien longue. Depuis mai, je comprenais qu’il ne servirait plus à rien d’espérer quelque chose avec ma belle. J’ai vécu six ans de hauts et de bas, essuyant trop de refus, acceptant les ruptures les unes après les autres, sans broncher et ce fut une erreur. Aujourd’hui, avec un œil plus éclairé et l’esprit plus serein, je me dis  » comment as-tu pu accepter cela »? J’étais amoureux, Marc…tout simplement.

Au mois d’août, nous nous sommes promenés en montagne dans les Pyrénnées, sous haute tension. Elle devant, moi dix minutes derrière. On se revoyait en fin d’étape. Le matin, elle était pressée, moi j’avais envie d’arrêter le temps et de la prendre dans mes bras. Je la voyais au loin, son sac sur le dos, indépendante comme jamais. J’ai hurlé mon désappointement en buvant une tasse de café. Nous étions en complet désaccord…C’était la fin!

Je suis rentré seul en train et je me suis arrêté à Luxembourg chez mon pote José, pour repartir le lendemain vers Pampelune mais c’était peine perdue. J’ai marché sur les coquillages du chemin de Saint-Jacques , me doutant bien que je ne la croiserais plus, avant de rentrer chez moi, traversant la France trois fois en trois jours. Fin de cette douloureuse parenthèse… 😦😦😦

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Je mettrai quelques mois pour sortir la tête de l’eau…

J’ai encore couru le marathon de Valencia avec Gaétan Marsin en 3h15. Je n’avais plus envie de quoi que ce soit l’hiver qui a suivi. Vite que je vous raconte 2014…. je préfère une grenouille avec de bonnes cuisses qu’avec un cœur car ça me fait chialer… 😦😦😦

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Un cinquième marathon sur l’année…Qu’est-ce-que je m’en fiche! :-(